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L'Autre Maison demande 200 000$ par année

Pour sortir de son sous-financement chronique

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 23 juin 2009 à 10:27
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L'Autre Maison demande 200 000$ par année
Pour sortir de son sous-financement chronique
L'objectif numéro un de L'Autre Maison, un centre d'intervention de crise en santé mentale basé à Verdun mais couvrant tout le sud-ouest de l'île de Montréal, est d'obtenir un budget récurrent de 200 000$ pour éliminer son sous-financement chronique, assurer ses services et répondre efficacement aux besoins du milieu.
«Selon le ratio de population qu'on dessert en fonction d'indicateurs comme la pauvreté, autant l'Institut Douglas que l'Agence de santé et de services sociaux de Montréal ont validé l'écart de financement qui existe entre nous et d'autres centres de crise», ont fait valoir Isabelle Ferland, directrice de l'organisme, et Lourdès Rodriguez Del Barrio, présidente du conseil d'administration, lors de leur assemblée générale le 17 juin.
Impacts des services
L'Autre Maison est un centre communautaire et alternatif qui compte sur une trentaine d'intervenants pour offrir des services 24 heures par jour, sept jours par semaine. Les adultes en état de détresse émotive et de crise d'adaptation ou ceux qui ont des troubles sévères et persistants de santé mentale peuvent y trouver de l'accueil et de l'hébergement temporaire.

Avec un déficit de 50 619$ sur un budget d'un million $ pour la dernière année, Isabelle Ferland estime que la recherche de financement demeure la priorité, puisque la demande de services augmente, notamment pour les jeunes de 18 à 24 ans, les gens seuls et les personnes sans adresse.

Dans le bilan des activités 2008-2009, Lourdès Rodriguez Bel Barrio souligne la reconnaissance de leur sous-financement historique, l'entente d'une convention collective et le travail dans la réorganisation des services de première ligne du plan d'action en santé mentale. «Nous aimerions évaluer les impacts et la qualité de nos services dans la prochaine année auprès des utilisateurs afin de les améliorer», précise-t-elle.

Le sous-financement affecte particulièrement les interventions dans la communauté depuis deux ans. «On note une baisse de suivi à domicile et un manque d'effectifs», explique Mme Ferland.
Occupation élevée
Le service d'hébergement de L'Autre Maison est occupé à 82%, un taux parmi les plus élevés dans les centres de crise à Montréal, tandis que la durée du séjour est de six jours, en moyenne.

Le nombre d'appel de services a augmenté de 20% dans la dernière année, pour un total de 8373. Le tiers des gens qui consultent ont affirmé que des problèmes relationnels se sont avéré le déclencheur de leur demande. L'Autre Maison souligne que les problèmes financiers ainsi que de drogue ou d'alcool jouent aussi beaucoup dans ce processus d'appel à l'aide.

Pour consultation, composez le 514-748-7225 ou visitez l'organisme au 5240, rue Wellington.

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