Le président du Junior de Montréal, Martin Routhier (à droite), a présenté le choix de l'organisation, Pascal Vincent, en conférence de presse. (Photo: Martin Chamberland)
Le Junior choisit Pascal Vincent
Comme entraîneur et directeur général
C'est plus important de gagner sur la glace que de présenter un gros nom comme entraîneur, a répondu en substance Farrel Miller, le propriétaire du Junior de Montréal, pour justifier le choix de Pascal Vincent à la barre de l'équipe qui évoluera à l'Auditorium de Verdun au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec à l'automne 2008.
Sans dire s'il était le premier choix parmi les candidats pressentis, le président de l'équipe, Martin Routhier, affirme que Pascal Vincent «représente bien le produit qu'on veut présenter sur la glace».
M. Routhier a décrit son homme de confiance en peu de mots: passionné, crédible et gagnant! «En plus, c'est un gars de la région de Montréal qui a appris sous les ordres de Michel Therrien et de Bob Hartley. Il a aussi été capitaine du Collège Français de Verdun. Bref, c'est une perle rare».
Il ajoute des arguments pour étayer la décision du Junior. «Dès notre première rencontre, on avait des atomes crochus. Pascal a construit une bonne franchise au Cap-Breton, c'est un bon enseignant de hockey et il a l'expérience du rôle qu'on lui confie», raconte le président de l'équipe.
Double rôle
Dans un marché aussi médiatique que Montréal, la tâche d'assumer le double rôle d'entraîneur et de directeur général ne fait pas peur à Pascal Vincent. «Il y a aussi des médias dans les Maritimes», a précisé celui qui assumait ces fonctions avec les Screaming Eagles du Cap-Breton. Il a d'ailleurs été honoré par la LHJMQ à chacun des postes au cours des deux dernières années.
Il a notamment dirigé cette équipe pendant neuf ans et a pris le siège du deuxième étage durant son séjour dans les Maritimes, un territoire que la LHJMQ a exploité au maximum depuis dix ans en implantant plusieurs équipes qui ont, entre autres, remplacé celles qui existaient dans les environs de Montréal.
Décision difficile
Pascal Vincent s'est joint au Junior pour deux raisons. «J'avais l'opportunité de revenir à la maison tout en exerçant le métier que j'aime», a-t-il affirmé en prenant le micro durant la conférence de presse organisée en son honneur au Newtown.
Natif de Laval, le nouveau pilote âgé de 36 ans retrouvera ses parents et sa famille qui habitent la région de Montréal. «Ce fut quand même une décision difficile, car j'ai passé une partie de ma vie au Cap-Breton», ajoute-t-il.
La coupe Memorial
Au plan du hockey, Pascal Vincent dit partager la même passion de réussir que MM. Routhier et Miller. «L'objectif est de rendre la population de Montréal et des environs fière de leur équipe junior en présentant une formation compétitive chaque année», confie-t-il.
«On veut bâtir une franchise gagnante et remporter la coupe Memorial. Pascal Vincent est un élément important pour atteindre ces objectifs», ajoute le président Martin Routhier.
Les adjoints et les joueurs
Concernant le personnel, le nouveau pilote n'a pas encore choisit ses adjoints. «On a reçu plusieurs candidatures, mais on va prendre le temps de choisir les bonnes personnes.» En plus des entraîneurs adjoints, Pascal Vincent va peut-être compter sur un directeur général adjoint, afin de lui faciliter sa double tâche.
Pour le produit sur la patinoire, l'entraîneur entend mieux connaître ses effectifs avant d'évaluer l'équipe. «Nous avons deux bons gardiens et du travail à faire à la défensive, mais je veux étudier l'équipe dans son ensemble», a-t-il précisé.
L'expérience du junior
Ancien joueur lui-même, ayant évolué avec les formations juniors de St-Jean et de Granby, en plus d'avoir fait l'expérience du semi-pro avec Sorel avant d'entamer sa carrière d'entraîneur dans la LHJMQ, Pascal Vincent entend former l'équipe à l'image du Junior de Montréal. «Je veux surtout que les amateurs tentent l'expérience du hockey junior et goûtent à l'atmosphère qui l'entoure. Parce que les joueurs rêvent de jouer dans la Ligue nationale, ils amènent une intensité et de l'émotion qui rendent particulière une partie de hockey.»
Concernant la rivalité «rêvée» avec Québec, le nouveau pilote du Junior se dit convaincu que les duels seront intéressants pour tout le monde. «Je suis un compétiteur, comme Patrick Roy», conclut-il.