Sylvie Tremblay joindra-t-elle les rangs d’un autre parti ?
Sylvie Tremblay démissionne de l’ADQ
L’ex-candidate de Verdun pointe du doigt Mario Dumont
lussierp@transcontinental.ca
La candidate sortante de l’Action démocratique du Québec (ADQ) dans Verdun, Sylvie Tremblay a quitté avec fracas, la semaine dernière, la vice-présidence générale du parti.
Sylvie Tremblay, n’aime pas jouer les rôles de figurante au sein d’une organisation politique. Déçue de l’attitude du chef Mario Dumont et de certains dirigeants de l’ADQ à son égard, la jeune femme a remis sa lettre de démission en insistant pour dire qu’elle ne se présenterait pas sous la bannière de ce parti en lequel elle ne croit plus.
Obtenant une troisième place avec peu de moyens lors des élections du 26 mars 2007, Sylvie Tremblay n’a pas lâché malgré sa défaite, elle a continué de militer au sein de l’ADQ dont elle fut élue par intérim, vice-présidente générale quelques mois plus tard. En septembre Sylvie Tremblay a participé au conseil général du Parti, accompagnée d’une forte délégation de Verdun, et surtout d’une liste de 16 propositions touchant l’environnement. L’expérience fut décevante, seulement deux propositions ont été retenues dont une tronquée de l’avis de l’ex-candidate de Verdun.
C’est le journaliste Gilbert Lavoie du Soleil de Québec qui lui a mis la puce à l’oreille en décrivant ce qu’il a appelé «la stratégie de plancher» pour bloquer des résolutions qu’on ne souhaitait pas voir adopter. Dans ce contexte, Sylvie Tremblay a dénoncé les agissements du député Simon-Pierre Diamond mais elle n’a eu aucun écho des dirigeants et du chef du Parti. Pire encore, en décembre dernier on lui a fait comprendre par téléphone, selon son témoignage, qu’elle ne serait pas candidate dans Verdun advenant une élection. L’incertitude sur son avenir au sein du Parti de Mario Dumont, a amené la jeune femme à conclure que cette formation politique ne répondait pas à ses aspirations de transparence et de démocratie d’où sa démission qui a entraîné le départ d’autres membres de l’exécutif de l’ADQ Verdun.
En outre l’ex-candidate dans Verdun, a dénoncé dans sa lettre, la proposition visant à verser 100$ par semaine aux parents de chaque enfant qui ne fréquente pas une garderie subventionnée ; Sylvie Tremblay en déduit qu’on veut inciter les femmes à rester à la maison et ainsi retourner 50 ans en arrière.
L’ADQ réplique
Rejointe au téléphone, la directrice des communications de l’ADQ, Nathalie Dansereau a précisé au Messager: «Sylvie Tremblay a démissionné comme présidente de l’exécutif du comté de Verdun, et non comme vice-présidente du parti, poste qu’elle n’occupait plus depuis l’élection de Diane Charbonneau en mars dernier». Mme Dansereau a insisté: «son travail en équipe n’était pas satisfaisant, on veut des candidats de qualité», ce qui expliquerait qu’on aurait laissé entendre à Sylvie Tremblay qu’elle ne serait pas candidate. Selon la directrice des communications, seulement quatre candidats sur les 125 comtés ont été choisis jusqu’ici ; à Verdun, l’Action démocratique travaille à rebâtir un exécutif. Et le président de l’ADQ, Tom Pentefountas d’ajouter: «on veut trouver ce qu’il y a de plus brillant comme candidat». À propos des critiques de Sylvie Tremblay sur la proposition du 100$ par semaine versé aux parents, Tom Pentefountas a réfuté les arguments de Mme Tremblay en affirmant que 40% des familles ont des horaires atypiques, qu’il n’y a pas assez de places en garderie, et qu’on leur donne le choix, une question de justice fondamentale».
Malgré nos tentative répétées pour rejoindre Sylvie Tremblay au téléphone, celle-ci n’a pas rappelé au Messager, se limitant à nous expédier copie de sa lettre de démission.