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Allier les cultures de manière culturelle

Un premier anniversaire pour la Maison de l'Afrique

par Katy-Ann Thibault-Maroist
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Article mis en ligne le 22 mars 2008 à 13:14
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Allier les cultures de manière culturelle
Quelques membres de l'organisme verdunois, la Maison de l'Afrique, qui participent à l'intégration multiculturelle au Québec.
Allier les cultures de manière culturelle
Un premier anniversaire pour la Maison de l'Afrique
Ayant passé plutôt inaperçue dans sa première année d'existence, la Maison de l'Afrique fêtait son premier anniversaire le samedi 21 mars. Au menu : animation, conteur africain du Québec, africain batteur et percussionniste, repas et soirée dansante.
Germain Nikowe Amoni, président de cet organisme visant l’intégration interculturelle par des activités artistiques, prévoit un programme plus étoffé durant la prochaine année : «On a fait beaucoup d'activités au cours de notre première année, mais on s'est dit qu'il fallait d'abord faire des choses, prouver qu'on existe et ensuite parler.»
De fonctionnaire à pionnier
Lors de ses emplois précédents, notamment comme fonctionnaire, M. Amoni a eu l'occasion de faire le tour des régions du Québec et considère en avoir développé une bonne connaissance grâce à ses voyages. Il a constaté que beaucoup d'immigrants de Montréal n'ont jamais quitté l'île. «Le problème d'intégration provient donc d'un problème de méconnaissance», fait savoir M. Amoni.

Francine Desroches, membre et bénévole de la Maison de l'Afrique, croit que «le problème qu'on appelle racisme n'existe pas comme tel en termes de fonds, mais est dû à l'ignorance. Quand on connait vraiment les gens, le racisme disparait.» Cet organisme expose bien l'Afrique qui, selon elle, est riche en culture et méconnue des gens en général. Une dame africaine, également membre, ajoute : «Nous désirons faire connaître nos façons de vivre, notre solidarité africaine et montrer qu'on se tient par la main. Par contre, nous aussi avons à apprendre des autres cultures.»

Mme Desroches est d'avis que la Maison de l'Afrique peut faire connaître la culture québécoise par extension. «C'est un beau pont dressé entre les cultures pour permettre aux gens de faire connaissance et de tisser des liens. Beaucoup des valeurs ainsi que des habitudes familiales et communautaires africaines ressemblent aux nôtres.»
Viser grand
M. Amoni dévoile les projets futurs de la maison : un musée et un théâtre africain à Verdun où «on montera des pièces africaines et typiquement québécoises. Notre troupe interculturelle comprendra des Québécois, des Africains et tous ceux qui veulent la joindre», soutient-il.

Mme Desroches a réalisé que le fait de se regrouper et de faire des activités brise des barrières culturelles. «Cela permet aux familles de ne pas trop se sentir isolées et de ressentir beaucoup de chaleur humaine.»

Elle précise que la Maison de l'Afrique a beaucoup de réalisations et que le temps va faire son œuvre vers une acceptation totale de l'autre.

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