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Les hauts et les bas de la STM

Pierre Lussier par Pierre Lussier
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Article mis en ligne le 25 janvier 2008 à 1:00
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Les hauts et les bas de la STM
Pour améliorer le service, il faudrait ajouter 212 autobus.
Les hauts et les bas de la STM
lussierp@transcontinental.ca
La Société de transport de Montréal (STM) n’est pas au bout de ses peines malgré la bonne nouvelle d’une amélioration sensible du service de métro au cours de l’année 2008.
Claude Trudel, président de la STM, mais également maire de l’arrondissement de Verdun, tient bien le volant et ne perd pas les pédales malgré les nuages gris qui s’amoncellent sur sa route. Au menu ; grève des chauffeurs à l’horizon, choix de fournisseur contesté avec succès en Cour, et sous-financement chronique de la Société. En entrevue à la mairie de Verdun, le président de la STM a rappelé en guise d’introduction, l’accroissement de la qualité des services du métro en termes de fréquence, soit une amélioration de 17% qui a exigé des investissements de 20 M$. Claude Trudel s’est dit fier de voir sa flotte d’autobus rouler au bio-diesel, mais du même coup, il estime qu’une amélioration de 16% du service en surface exigera l’ajout de 212 autobus que Nova Bus devra assembler au cours des prochaines années.

À propos de la grève appréhendée des chauffeurs, le président de la STM est confiant d’arriver à une entente, affirmant que peu de choses séparent les parties. Il ajoute qu’un retour à la table de négociation, dans le cadre de la conciliation, est de bon augure. Par ailleurs, Claude Trudel a nié l’affirmation du président du syndicat, Claude Benoit, qu’il y a eu entente en décembre dernier, affirmant plutôt que la proposition avait été remise au maire Tremblay qui a demandé «qu’on refasse nos devoirs».

Le jugement rendu la semaine dernière sur l’octroi du contrat sans appel d’offres de construction de rames de métro à Bombardier, a surpris les dirigeants de la STM, avoue sans détour, Claude Trudel. Ce dernier estime d’ailleurs que le rejet du processus enclenché retardera d’un an l’ensemble du projet. En fait, les responsables du dossier ont trois choix : aller en appel du jugement, préparer un appel d’offres avec tous les délais requis ou tenter de trouver un terrain d’entente entre Bombardier et son compétiteur Alstom. Claude Trudel semble privilégier une entente de partage entre les deux grands constructeurs. Reste donc au gouvernement du Québec de décider, car il est celui finançant 75% des coûts.

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