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Luz Garcia ou l’art multifacette

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 23 janvier 2008 à 1:00
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Luz Garcia ou l’art multifacette
Luz Garcia : artiste multidisciplinaire et Verdunoise de cœur. Martin Chamberland
Luz Garcia ou l’art multifacette
Du Mexique à la France au Québec en passant par mille autres destinations où ses valises ont touché le sol, Luz Garcia a finalement déposé son ancre à Verdun, il y a près de quinze ans, pour plonger tête première dans l’effervescence artistique et culturelle du quartier.
Depuis ce jour, cette femme, devenue artiste après avoir multiplié des formations en arts visuels, en théâtre, en danse et en chant, renforce ses implications dans la sphère de l’art multidisciplinaire et multiethnique.

«L’art est une thérapie, un moyen d’échanges où les préjugés tombent. L’art est rassembleur et social, car il lutte et appuie des causes», confie Luz Garcia toute vêtue de noir et assise au coin d’une petite table au deuxième étage du Centre Wellington à Verdun. Une galerie d’artistes pensez-vous? Plutôt un centre de réadaptation pour des patients de l’Hôpital Douglas où Luz Garcia dirige des ateliers de peinture.

Rien de surprenant quand on prend connaissance du parcours de cette femme qui a rencontré son mari d’origine polonaise dans un cours d’immersion à la langue française en France, pour ensuite immigrer, avec lui, au Québec pour habiter deux ans à Bromont, avant de tomber en amour avec Verdun, le fleuve et la rue Wellington. «Je ne m’inquiète pas trop professionnellement, car je me suis toujours trouvée quelque chose», avoue-t-elle, en faisant notamment allusion aux restructurations qu’est en train de subir le Centre Wellington.
Lorsque la vie est loin d’être un long fleuve tranquille
La Verdunoise de cœur n’a donc pas chômé entre ses cours en arts à l’Université du Québec à Montréal et ses implications, fondant d’ailleurs, avec une vingtaine d’autres, dont Louise Messier et Pierre Hébert, un groupe d’artistes professionnels baptisé Les Argoulets en avril 2002 et officialisé en 2003. «À ce moment, notre groupe à vraiment commencé à exister à Verdun, avec nos projets de journées interactives, des expositions dans les vitrines des boutiques, et notre première grande expo dans un local vide à l’est de la rue Wellington», se rappelle-t-elle.
Fonceuse et déterminée, Luz Garcia souhaite ensuite fonder une maison de la culture avec Antoinetta Assenova du Forum économique de Verdun. «Je voulais une bâtisse dans le quartier où tous les arts seraient réunis sous un même toit, explique cette femme, le regard encore illuminé par ce projet un peu fou. Le Forum économique m’a alors dit que c’était un beau projet, mais que j’étais mieux de débuter avec une idée de moindre envergure.»

Il n’en fallut pas plus pour que la femme-artiste inaugure avec son frère, Gabriel Garcia, le café-galerie L’Oreille de Van Gogh en 2003. «Je venais alors de trouver mon petit projet», dit-elle le rire dans la voix et un brin de malice dans les yeux.

Le café a roulé à vive allure pendant trois ans, accueillant nombre d’artistes et d’expositions. Les résidants et des gens de partout à Montréal ont en plus été nombreux à pousser les portes de L’Oreille de Van Gogh. «Là-bas, tout le monde se parlait. Les Africains avec les Orientaux, les Québécois et les Latinos. On était dans un tout petit monde rassembleur où il y avait un beau partage par l’art», avoue Luz Garcia, nostalgique de ces moments passés.

C’est en 2005 que le café ferme ses portes, après le départ de son frère pour Trois-Rivières. «C’était très lourd à porter et je ne pouvais continuer seule», affirme-t-elle.

Le 4800, rue Wellington est aujourd’hui devenu le café-bar Le Baobab et Luz Garcia continue de laisser sa trace à Verdun avec son groupe Les Argoulets qui depuis novembre 2007 a pris le nom d’Empreintes d’artistes.

Le groupe expose d’ailleurs à la Galerie d’art de l’Agence de Voyages Inter Pallas (3550, chemin de la Côte-des-Neiges à Montréal) jusqu’en mars 2008.

Pour renseignements : 514-937-6411.

Martin Chamberland

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