«En attendant Godot», des usagers voient un autobus leur passer au nez
Grève à la STM : il ne faut pas rater le dernier métro
Au moment où vous lirez ce papier dans l’édition dominicale du Messager Verdun, la grève à la Société de transport de Montréal (STM), sera peut-être terminée. Qu’importe, un tel événement perturbe la vie des gens ; quelques témoignages d’usagers suffisent à nous en convaincre.
Il est 9h à la station de métro Verdun, le service va bientôt s’arrêter jusqu'à 15h30 cet après-midi en raison de la grève des employés d’entretien de la STM. Quelques usagers entrent au pas de course dans la station en espérant attraper le dernier métro de la matinée à 9h04, heure de Verdun.
Heureusement, il fait très beau ce jeudi matin et l’attente sous un soleil printanier n’est pas si désagréable. Gabriel, par exemple, avait un rendez-vous dans une clinique médicale à Verdun, il habite loin et il devra attendre la reprise du service pour rentrer chez lui.
Pour Diana, qui descend de la dernière rame au métro Verdun, c’est plutôt stressant, car elle en est à sa première journée de travail dans un nouvel emploi. Elle ne voulait pas arriver en retard, aussi elle est partie de chez elle à 6h du matin. Diana espère qu’on trouvera d’autres moyens de négocier que d’arrêter le service.
Un homme d’âge moyen, Daniel de Montréal-Nord, se dirige vers l’ouest à pied, rue de Verdun, la grève le dérange, il est déjà en retard au travail.
Une dame anglophone, Darleen, nous dit qu’elle a pris le dernier métro et qu’elle craint d’attendre l’autobus 107 pour rien, il est 9h10 et la dame descend dans la rue, la main au-dessus des yeux pour se protéger du soleil, afin de voir si l’autobus s’en vient. Des étudiants en congé qui doivent présenter un spectacle à l’autre bout de Verdun, disent que la grève, c’est embêtant lorsqu’on n'a pas d’école et qu’on doit se déplacer en dehors des heures de pointe.