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La session privée du commissaire à l'information suscite la controverse

Presse Canadienne Article mis en ligne le 9 juin 2008 à 0:00
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OTTAWA - L'ombudsman canadien pour la liberté d'information a suscité la controverse avec la tenue, lundi soir, d'une coûteuse séance privée au chic Rideau Club pour examiner de possibles réformes à la législation sur l'accès à l'information.
La controverse, ainsi que des critiques sur la façon dont le commissaire à l'information, Robert Marleau, a déjà décidé de certaines modifications, ont incité un député néo-démocrate à déposer, lundi, une motion appelant M. Marleau à comparaître devant un comité de la Chambre des communes.
En outre, un des plus grands experts de la question de l'accès à l'information au pays, Michel Drapeau, a encore avivé la polémique en rendant publique la liste, ayant fait l'objet d'une fuite, des personnes que M. Marleau et la commissaire à la protection de la vie privée au Canada, Jennifer Stoddart, ont invitées à la réception de lundi soir.
Les 73 invités sont majoritairement des fonctionnaires chargés d'appliquer les législations sur la vie privée et l'accès à l'information, des responsables du traitement des demandes d'accès à l'information au sein des divers ministères et cinq cadres et chercheurs d'un organisme d'experts embauché par M. Marleau et Mme Stoddart pour une analyse des lois sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée.
Les deux commissaires tiennent deux jours d'ateliers dans un salon privé du Rideau Club. Leurs bureaux ont versé 48 380 $ à la firme Forum des politiques publiques pour l'organisation de l'événement et la préparation de rapports. La réception en soirée était cependant payée à mêmes les fonds personnels des deux commissaires, selon une porte-parole de M. Marleau.
Selon M. Drapeau, qui juge ironique de voir M. Marleau tenir des consultations sur l'accès à l'information derrière les portes closes d'un club très fermé, le commissaire à l'information n'a pas le droit d'imposer un mode de classement des plaintes qui s'accumulent à son bureau au sujet des retards et des refus du gouvernement dans le divulgation d'informations et de décider lui-même des plaintes jugées prioritaires.
M. Drapeau n'a pas été invité aux ateliers du Rideau Club, après avoir publiquement critiqué M. Marleau au début de l'année.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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