HALIFAX - Le gouvernement fédéral a confirmé, mercredi, qu'il remettra 5 millions $ au gouvernement de la Nouvelle-Ecosse pour étudier la faisabilité de projets de séquestration de carbone dans la province.
L'argent provient d'un fonds de 250 millions $ annoncé lors du dépôt du budget fédéral le 26 février.
La séquestration de carbone permet de capturer les émissions de gaz à effet de serre (GES) avant qu'elles n'aggravent le réchauffement climatique en entrant dans l'atmosphère. La plupart des recherches visent à stocker les GES sous terre.
Le ministre des Ressources naturelles de la Nouvelle-Ecosse, Gary Lunn, a indiqué que si le potentiel d'entreposage sous terre est déjà bien connu dans l'Ouest du Canada, d'autres recherches doivent encore être effectuées dans sa province.
La production de GES est un sujet particulièrement chaud en Nouvelle-Ecosse, puisque des centrales électriques alimentées au charbon produisent 75 pour cent de l'électricité de la province.
Pour sa part, le ministre de l'Environnement, Mark Parent, a expliqué que la province est particulièrement intéressée à voir s'il serait possible de stocker les GES dans des mines de charbon abandonnées.
Certains détracteurs soulignent toutefois que le processus de séquestration de carbone est dispendieux, qu'il ne fait rien pour décourager les grands pollueurs et que les services publics d'électricité (qui produisent déjà la majeure partie des GES de la province) devraient probablement hausser leurs tarifs pour financer la construction des infrastructures nécessaires.
Les groupes environnementaux estiment aussi que le gouvernement fédéral devrait faire davantage pour développer les énergies alternatives et promouvoir les économies d'énergie.
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