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Le candidat républicain John McCain viendra parler de libre-échange à Ottawa

Presse Canadienne Article mis en ligne le 11 juin 2008 à 0:00
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Le candidat républicain John McCain viendra parler de libre-échange à Ottawa
John McCain, à gauche, et son épouse Cindy McCain, lundi à Richmond, Va. ASSOCIATED PRESS/LM Otero
OTTAWA - Encore une fois, le Canada pourrait se voir entraîné au coeur des débats dans la campagne à la présidence des Etats-Unis.
Le candidat républicain à l'élection présidentielle, John McCain, a demandé et obtenu une invitation à Ottawa pour y prononcer un discours sur le libre-échange, la semaine prochaine.
On peut prévoir que sa présence dans la capitale et le sujet de son allocution vont raviver la controverse au sujet de ce qu'on a appelé "l'ALENAgate", (l'ALENA est l'Accord de libre-échange nord-américain), qui avait embarrassé son rival démocrate, Barack Obama, lors des primaires américaines, plus tôt cette année.
M. McCain, un ardent partisan du libre-échange, doit prendre la parole devant l'Economic Club du Canada, à Ottawa, le 20 juin.
D'après une porte-parole de l'organisme, c'est l'équipe de campagne du candidat présidentiel qui aurait communiqué avec l'Economic Club pour organiser l'événement dans la capitale canadienne. Le club a annoncé la venue de M. McCain mercredi, et les billets se sont pratiquement tous vendus en moins d'une heure.
Il est peu probable que le thème de son discours et la tribune choisie pour le prononcer soient le fruit du hasard. Même si lui-même n'évoque pas l'ALENAgate, les journalistes américains qui effectueront le voyage avec lui le feront sans doute.
La venue de M. McCain pourrait aussi s'avérer embarrassante pour le premier ministre Stephen Harper.
La sincérité de M. Obama, qui avait promis de rouvrir l'ALENA s'il était élu, avait été mise en doute à la suite de la fuite d'une note diplomatique canadienne suggérant qu'il ne fallait pas prendre cet engagement au sérieux. Les observateurs estiment généralement que cette fuite d'informations confidentielles a privé M. Obama de la victoire à l'importante primaire démocrate en Ohio, un Etat où l'ALENA est peu populaire. Or l'incident impliquait, à l'origine, le propre chef de cabinet de M. Harper, Ian Brodie.
Des partis d'opposition ont accusé le gouvernement Harper de s'être ingéré dans la campagne présidentielle aux Etats-Unis, et ont laissé entendre que la fuite visait délibérément à nuire à Barack Obama.
M. Harper a commandé une enquête sur la fuite au plus haut fonctionnaire canadien, Kevin Lynch. Celui-ci a conclu que M. Brodie et l'ambassadeur du Canada à Washington, Michael Wilson, n'avaient rien à se reprocher, mais il a critiqué des fonctionnaires des Affaires étrangères pour avoir disséminé trop largement la note diplomatique confidentielle.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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