OTTAWA - Les craintes économiques, l'absence d'optimisme et le sentiment que les conservateurs ne partagent pas les préoccupations des électeurs constituent les problèmes auxquels fera face le premier ministre fédéral Stephen Harper, alors que les activités reprennent à la Chambre des communes à la suite d'une pause d'une semaine.
Les résultats d'un nouveau sondage Harris/Décima-La Presse Canadienne laissent entendre que 55 pour cent des Canadiens pensent que M. Harper inspire peu d'optimisme et n'offre pas beaucoup d'espoir.
L'enquête d'opinion permet également d'apprendre que 56 pour des répondants craignent une récession, 53 pour cent d'entre eux estimant en outre que les conservateurs n'ont pas à coeur les mêmes questions qu'eux.
De plus, 55 pour cent des personnes approchées par les sondeurs ont dit être d'accord avec l'affirmation suivante: "Il y a quelque chose que je n'aime pas chez Stephen Harper".
Ce sentiment est plus prononcé à l'est du Manitoba, parmi les électeurs du Nouveau Parti démocratique (NPD) et au sein de la tranche d'âge des 25 à 34 ans, mais aussi chez un tiers de ceux ayant voté pour les conservateurs lors des dernières élections fédérales.
Bruce Anderson, président de Harris/Décima, a cependant estimé que cela ne représentait pas un handicap pour M. Harper. Il a expliqué que la personnalité du chef libéral Stéphane Dion suscitait davantage de résistance.
Le sondage omnibus a été effectué à l'échelle nationale auprès de 1000 personnes, entre les 17 et 21 avril, par téléphone. Ses résultats présentent une marge d'erreur de 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne