Brenda Martin. THE CANADIAN PRESS-AP/Guillermo Arias
GUADALAJARA, MEXIQUE - Les preuves démontrent clairement la culpabilité de Brenda Martin et son procès a été équitable, rétorque la justice mexicaine à ceux qui critiquent la façon dont la Canadienne a été jugée.
Brenda Martin, une Canadienne de 51 ans, a été condamnée mardi à cinq ans de prison et à une amende de 35 800 pesos (environ 3400 $ CAN) par le juge mexicain Luis Nunez, dans le cadre d'une affaire de fraude sur Internet mise en place par l'un de ses anciens employeurs.
Brenda Martin a toujours nié -sans parvenir à convaincre les juges-qu'elle ignorait tout de l'arnaque mise au point par son patron.
Les proches de Mme Martin, originaire de Trenton, dans l'Ontario, ont mis en doute l'impartialité du procès et du jugement arguant que l'un et l'autre avaient été menés à charge par une justice mexicaine désireuse de sauver la face.
La mère de Brenda Martin a même affirmé que sa fille avait été accusée parce qu'elle "n'avait jamais accepté de soudoyer les juges mexicains".
Heriberto Estrada, un avocat du bureau du juge Luis Nunez, a réfuté ces critiques et assuré que, au Mexique, les droits des individus sont respectés, qu'ils soient Mexicains ou étrangers.
Bien que le système judiciaire mexicain soit différent de celui que connaissent les Canadiens, a-t-il ajouté, le droit de faire appel existe.
"Les gens peuvent dire ce qu'ils veulent, mais cela n'a rien à voir avec la sentence, a expliqué M. Estrada. Et en dernier recours, ce serait à la cour supérieure de décider".
Mme Martin avait, en effet, la possibilité de faire appel du jugement. Elle a préféré s'abstenir et accepter la sentence afin de pouvoir être transférée au Canada.
Selon James Morton, du cabinet d'avocat torontois Morton Hope and Israel, elle devrait être incarcérée dans la prison pour femmes de Kingston, en Ontario. Elle pourra y déposer une demande de libération conditionnelle qui, selon M. Morton, devrait lui être rapidement accordée.
Le transfert devrait prendre de quelques semaines à 9 mois.
Jason Kenney, le secrétaire d'État au Multiculturalisme et à l'Identité canadienne, pourrait se rendre au Mexique afin de discuter des modalités du transfert avec les officiels mexicains, ont indiqué des sources conservatrices.
"Je ne peux pas donner de délai précis pour ce cas particulier", a déclaré mardi M. Kenney. Le secrétaire d'État a assuré que le Canada ferait son possible pour régler les formalités au plus vite et ramener Mme Martin au pays.
Brenda Martin est emprisonnée depuis 2 ans à la prison de Puente Grande, à Guadalajara, dans le centre-ouest du Mexique.
D'apr ès son avocat, Guillermo Cruz, qui l'a rencontrée mardi, Mme Martin se trouverait dans un état de grande fragilité.
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