OTTAWA - Brenda Martin pourrait être remise aux autorités canadiennes dès vendredi si Ottawa faisait preuve de plus de bonne volonté et de plus de célérité.
C'est ce que prétend le député Dan McTeague, le porte-parole libéral pour les affaires consulaires. Ce dernier affirme que les autorités mexicaines ont déclaré à Mme Martin que si elle n'avait pas encore été transférée, c'est parce que les officiels canadiens n'avaient pas payé une amende de 3 500 $ CAN.
"Les autorités mexicaines lui ont dit que toutes les formalités administratives sont réglées, qu'ils sont prêts à la remettre aux officiels canadiens, sauf qu'il n'y a pas d'officiels canadiens là-bas", a ajouté M. McTeague.
Melisa Leclec, porte-parole du ministère de la Sécurité publique, a confirmé jeudi que Brenda Martin ne sera pas rapatriée vendredi.
"Je ne peux pas spéculer sur le temps que cela prendra, cela dit, je peux vous assurer que le ministre Day a demandé que le transfert soit effectué le plus rapidement possible", a-t-elle indiqué dans un courriel.
Vendredi, le secrétaire d'Etat au multiculturalisme, Jason Kenney, rendra visite à Brenda Martin à la prison pour femmes de Puente Grande, à Guadalajara, au Mexique, où elle est détenue depuis deux ans.
Brenda Martin, une Canadienne de 51 ans, a été reconnue coupable dans une affaire de fraude sur internet et condamnée à 5 ans de prison et 35 800 pesos (3 447, 30 $ CAN) par un juge mexicain.
Alyn Waage, son ancien patron qui avait monté tout l'escroquerie à son insu, - prétend-elle-, purge une peine de prison de dix ans dans une prison fédérale de Butner, en Caroline du Nord.
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