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Québec prolonge de cinq ans un financement aux infrastructures municipales

Presse Canadienne Article mis en ligne le 24 avril 2008 à 0:00
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QUEBEC - Le gouvernement du Québec investira 1,15 milliard $ dans les infrastructures municipales et le transport en commun, a annoncé jeudi le premier ministre Jean Charest.
M. Charest prolonge ainsi de cinq ans le financement que le gouvernement accordait déjà en bonifiant le transfert de la taxe fédérale sur l'essence.
"La clef du succès dans la gestion durable de nos infrastructures, c'est la prévisibilité dans les revenus", a déclaré M. Charest lors d'un discours prononcé devant une salle où se trouvaient des représentants des municipalités québécoises, réunis à l'occasion des Assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec.
En incluant la contribution d'Ottawa, les municipalités recevront au total 3,5 milliards $ de 2010 à 2015.
Les fonds, qui s'ajoutent aux revenus tirés des taxes foncières, seront gérés par les municipalités et les sociétés de transport.
Pour l'entente précédente, qui arrive à échéance en 2009, des investissements de 1,7 milliard $ de fonds fédéraux et provinciaux avaient été annoncés.
Dans le dernier budget fédéral, le gouvernement du premier ministre Stephen Harper a annoncé qu'il pérennisait le versement de cette portion de sa taxe sur l'essence aux municipalités, qui procure 460 millions $ par an aux villes du Québec.
Le président sortant de l'UMQ, Jean Perrault, qui est aussi maire de Sherbrooke, avait alors exprimé le souhait que Québec prenne la même décision.
Jeudi, le maire de Maniwaki, Robert Coulombe, qui a été élu mercredi à la présidence de l'UMQ, s'est montré satisfait de l'annonce de M. Charest. Le regroupement continuera cependant à réclamer que cette contribution provinciale devienne aussi permanente.
Dans son discours de jeudi, M. Charest a assuré qu'à la suite de la décision du gouvernement fédéral de rendre permanent son transfert, Québec allait continuer de remettre aux municipalités les sommes d'Ottawa qui, pour des raisons constitutionnelles, doivent transiter par ses coffres avant de prendre le chemin des villes.
Le chef de l'opposition Mario Dumont, qui s'est adressé par la suite aux représentants des municipalités, a de son côté insisté sur l'importance de la diversification des revenus des municipalités.
Selon lui, le fait que les revenus d'impôts fonciers comptent pour 75 pour cent des rentrées d'argent des villes est un problème.
Donnant l'exemple de villes américaines, le chef adéquiste a soulevé l'hypothèse que les municipalités du Québec puissent bénéficier d'une portion de la taxe de vente.
"C'est une hypothèse, il y a en a peut-être d'autres, il y en a peut-être de meilleures", a-t-il dit, ajoutant que son parti était ouvert à discuter de cette question avec les représentants des villes, une invitation qu'il a répétée à quelques reprises durant son discours.
M. Dumont a salué l'annonce faite par M. Charest plus tôt, déplorant cependant que les municipalités n'aient pas plus d'autonomie dans la gestion de ces sommes.
"Nous on pense qu'il n'y a personne de mieux placé pour connaître les besoins en infrastructures des villes que ceux qui ont été élus pour administrer ces villes", a-t-il dit.
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a quant à elle affirmé que la fiscalité des municipalités devait être revue, se prononçant en faveur d'une récupération d'une partie du point de la taxe sur les produits et services par les municipalités.
Le gouvernement doit donner aux municipalités les moyens de manoeuvrer, a-t-elle affirmé, soulignant que, dans certaines villes, les revenus tirés des taxes foncières ne suffisent plus.
"Je crois qu'il est primordial que vos sources de financement soient à la fois prévisibles et plus diversifiées", a-t-elle déclaré.
Les Assises de l'UMQ, où 1500 représentants des municipalités sont réunis, ont commencé jeudi et se terminent samedi.
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