Ségolène s’en mêle et... s’emmêle!
Y’a pas à dire, le général de Gaulle n’était pas loin!
S’est-il retourné dans sa tombe ? A-t-il ri sous cape,
sous terre? Ségolène Royal, la populaire candidate
socialiste à la présidence de la France, s’est royalement
(oui, je sais, elle est facile, mais nécessaire!) mêlée de
la question nationale du Québec...
La question nationale ! Oui, cela fait bien penser à
cette belle notion de NATION, dernier coup d’éclat de
Stephen Harper un peu avant l’ajournement des Fêtes
à la Chambre des Communes, alors que le Québec, par
voix de résolution en bonne et due forme, a été
désigné comme NATION par le gouvernement fédéral...
La question nationale du Québec! À part le leader
péquiste, André Boisclair, qui ne lui a d’ailleurs même
pas demandé sa position lorsqu’il l’a rencontrée à
Paris, - comme s’il la connaissait d’avance, comme s’il
la présumait, la prenait pour acquise - , y’a pas grand
monde que cela intéresse de savoir que la charismatique
Ségolène appuie «la souveraineté et la liberté du
Québec», selon ses propres paroles...
Madame Royal s’en est donc mêlée et... s’est emmêlée!
À la question posée entre deux portes par le journaliste
de Radio-Canada, Luc Chartrand, fils du célèbre et
coloré Michel, Ségolène a laissé échappé son fromage...
et causé un autre incident diplomatique, le
énième depuis son accession à la tête du Parti socialiste
français. Et, encore une fois, son conjoint, François
Hollande, membre influent de la Gauche, est venu à sa
rescousse pour la démêler! Vaut mieux en rire.
Plus sérieusement, les observateurs de la scène politique
française ne font plus grand cas des sympathies
souverainistes québécoises bien affichées de plusieurs
leaders au fil des ans. Les électeurs et électrices de
l’Hexagone ont d’autres préoccupations et d’autres
priorités locales et nationales beaucoup plus urgentes
pour interpeller leurs dirigeants, - ceux et celles qui
aspirent à de hauts postes de pouvoir - avant de
vouloir savoir ce qu’ils pensent de l’avenir politique de
leurs «petits cousins» du Québec et du Canada.
Patrick Roy
s’emmêle aussi!
Impossible de ne pas glisser un mot de cet événement,
cet incident, qui a pris des proportions gigantesques et
alimenté les tribunes tout au long de la semaine.
L’impassible (l’impossible?) Patrick Roy, l’homme qui
ne rit jamais (ou presque), le copropriétaire et
entraîneur des Remparts de Québec, l’as-gardien de
but, le célèbre numéro 33 des Canadiens de Montréal,
et quoi encore?, a été soupçonné de voie de fait. Une
plainte a été déposée contre lui, puis finalement
retirée jeudi... La vedette sportive a menacé de laisser
son poste, de quitter l’équipe qu’il a contribué à
remettre au monde avec grand succès, à cause de cette
nouvelle affaire le mettant à la une de tous les médias.
Heureusement, après avoir ameuté toutes les grandes
gueules qui se font entendre sur les tribunes sportives,
et qui en ont fait leurs choux gras, l’affaire Roy a connu
un dénouement positif. Tout rentre dans l’ordre.
Comme l’écrivait si bien Shakespeare, «Much ado
about nothing» (beaucoup de bruit pour rien)...