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À la défense des emplois d'été

Placement carrière été: un programme rentable et utile pour la communauté

Marilyse Hamelin par Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 24 janvier 2007 à 16:34
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À la défense des emplois d'été
À la défense des emplois d'été
Placement carrière été: un programme rentable et utile pour la communauté
Plus de trente organismes communautaires du Sud-Ouest et de Verdun -tous d'horizons diversifiés - étaient réunis mercredi dernier afin de trouver des moyens d'empêcher l'abolition du programme fédéral Placement carrière été (PCE).
Tous sont préoccupés par la volonté du gouvernement d'abolir un programme qui, selon eux, «coûte peu, dont l'argent est bien investi et qui dessert efficacement tous les acteurs de la communauté, soit, non seulement les organismes et les stagiaires eux-mêmes, mais aussi la population en général».

Il faut savoir que ce programme du gouvernement fédéral sert à subventionner des emplois d'été pour étudiants, auprès des organismes qui n'auraient pas, autrement, les moyens d'engager cette main d'œuvre.

Au coût de 90 millions pour l'ensemble du Canada, le programme assure une rémunération au salaire minimum aux étudiants qui en bénéficient.

Ce programme de subvention des emplois d'étés offre l'occasion aux étudiants d'acquérir de l'expérience dans leurs champs d'action, tout en permettant aux organismes qui ont des moyens limités d'offrir des services à la population.

«Le public sera touché d'une manière ou d'une autre par la perte de ces services», estime le député fédéral du comté Jeanne-Le-Ber, Thierry St-Cyr, qui avait convié les organismes à une table ronde de discussion sur le sujet.

«Ce programme est rentable et efficace. Il s'agit d'un exemple parfait de bon investissement de nos impôts», estime ce dernier.
Des impacts directs
Plusieurs intervenants communautaires du grand Sud-Ouest présents lors de cette table ronde ont tenu à témoigner de l'impact concret qu'aurait la disparition du programme sur leurs organismes.
Pour Pierre Côté de «Toujours ensemble», un organisme qui œuvre auprès des décrocheurs scolaires, les stagiaires d'été en travail social n'auront plus l'opportunité d'acquérir de l'expérience dans leur domaine si l'on coupe la subvention pour payer leur salaire. «Ils vont aller travailler dans des commerces au détail et ce sera des services à la population de perdus», explique-t-il.

Sœur Madeleine Juneau de la Maison St-Gabriel a tenu pour sa part à mentionner combien le programme aide les jeunes à entrer en contact avec le monde culturel. «Une de nos stagiaires a tellement aimé son été qu'elle est revenue faire du bénévolat durant l'année. Aujourd'hui elle est bien placée, elle travaille pour un musée, c'est sûr que son expérience avec nous l'a aidée», explique la Directrice de musée.

Retenue par ses obligations sur le terrain, Patricia Murphy de la Maison St-Columban a tenu à faire connaître son point de vue en envoyant un courriel, lu sur place, aux différents groupes: «Si le programme est coupé, nous ne pourrons plus offrir de camps de jour aux jeunes moins nantis de Pointe-St-Charles», a-t-elle plaidé par écrit.

Huguette Roy de l'«Association des popotes roulantes» a, de son côté, affirmé que la fin du programme signifiait la mort de son organisme: «L'an passé, ils ont coupé de 50% les subventions et moi j'ai du réduire de 50% mes services», résume-t-elle.

Marie-Christine Thibault du «CHSLD Champlain - Manoir de Verdun» a rappelé l'importance des stages en milieu de travail pour se découvrir des vocations: «Certains stagiaires, après quelques mois chez nous, se sont découverts une attirance pour le travail avec les personnes âgées», raconte-t-elle.

Autant d'exemples pour démontrer l'utilité du programme pour la communauté, tant dans le secteur social, médical et culturel.

Cette session spéciale a aussi permis aux organismes œuvrant dans différents domaines de se regrouper et de développer des moyens de se faire entendre auprès du gouvernement afin qu'il maintienne le programme.

Ainsi, les groupes communautaires ont été invités à écrire au ministre afin de lui «démontrer l'utilité du programme et l'impact négatif que causerait son abolition».

De plus, il a été suggéré de recueillir les témoignages d'anciens stagiaires qui ont bénéficié d'une expérience de travail d'été dans leurs champs d'études.

Enfin, le député St-Cyr a pour sa part promis de «faire le travail au Parlement», soit de faire valoir son point de vue auprès du Comité des finances lors des consultations pré-budgétaires.

Si la fin du PCE n'a pas encore été officiellement annoncée, les rumeurs de coupure n'ont pas été démenties par le Ministre fédéral des Ressources humaines, Monte Solberg.

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