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Spontanéité et fantastique avec l’artiste-peintre Éric Santerre

Pierre Lussier par Pierre Lussier
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Article mis en ligne le 15 décembre 2006 à 15:38
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Spontanéité et fantastique avec l’artiste-peintre Éric Santerre
Éric Santerre dans son atelier de la rue Galt
Spontanéité et fantastique avec l’artiste-peintre Éric Santerre
C’est toujours un plaisir de souligner le travail des artistes de chez nous lors d’expositions ou de rencontres en atelier. Après deux vernissages très appréciés dans des cafés-restos de Verdun, le jeune Éric Santerre, stimulé par son succès auprès des amateurs d’art, poursuit sa tournée des lieux d’exposition.
Éric Santerre expose ses œuvres au Nu-Art Café du 3770, rue Wellington, jusqu’au 15 janvier prochain. Le Nu-Art Café combine la quiétude et la chaleur d’un établissement où les gens viennent jaser tout en sirotant un café l’après-midi ou à toute heure en goûtant aux spécialités de la maison. Invité à accrocher ses toiles au Nu-Art, l’artiste verdunois n’a pas hésité à sélectionner ses œuvres récentes les plus significatives pour cette exposition.

À l’école, Éric n’aimait vraiment que le dessin, il crayonnait partout où il le pouvait et plus tard il s’inscrit en arts plastiques au cégep, sans toutefois poursuivre des études plus spécialisées dans ce domaine. Le jeune Verdunois se trouve un emploi dans un service de garde en milieu scolaire, il y restera pendant plus de cinq ans passant d’une école à l’autre. Éric nous confie qu’il a beaucoup appris au contact des enfants qui l’inspirent encore; après toutes ces années le jeune homme quitte le milieu de l’éducation pour travailler chez Distagro, un grossiste en alimentation de LaSalle.

Éric profitera d’une mise en disponibilité, en raison de la fermeture de cet entrepôt en 2004, pour s’adonner à la peinture. Le jeune Verdunois est sélectionné lors d’un concours du Journal de Montréal destiné à choisir un nouveau caricaturiste. Délaissant le dessin au crayon ou au fusain, Éric Santerre se concentre sur la production de tableaux à l’acrylique. Peu à peu, il perfectionne sa technique et réalise de grandes toiles montrant des figures étranges, parfois monstrueuses, mais qui ne suscitent aucune frayeur. On peut dans une certaine mesure parler d’anthropomorphisme, c’est-à-dire d’objets qui par leurs formes rappellent des traits humains ou ceux de créatures étranges.

Véritable autodidacte de la peinture, l’artiste parle de son style comme étant du surréalisme, on pourrait y ajouter figuratif et fantastique. Ce qui est fascinant dans les tableaux de Éric Santerre, c’est la présence presque subliminale de plusieurs figures dans une seule. En fait le jeune Verdunois a un don pour superposer au sujet principal des lignes qui laissent deviner une silhouette, un profil, une forme. D’où vient son inspiration? L’artiste explique qu’il commence un tableau de quelques coups de pinceau où peu à peu l’inspiration le conduit à faire apparaître des formes qui lui en suggèrent d’autres. C’est la spontanéité qui rend ses travaux si intéressants.

L’artiste verdunois vend ses œuvres à un prix vraiment raisonnable. Il nous dit avec candeur, «tout le monde devrait avoir au moins une œuvre d’art chez eux».

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