Le député du Bloc Thierry St-Cyr.
Dion, Martin, Chrétien...
Le député Thierry St-Cyr n’est pas surpris de l’élection de Stéphane Dion
En route vers Ottawa, le député du Bloc Québécois Thierry St-Cyr n’avait pas encore rencontré le nouveau chef de l’opposition officielle, Stéphane Dion, qu’il en avait long à dire sur sa nomination à titre de chef du Parti Libéral du Canada.
«Je ne suis pas particulièrement surpis de l’élection Stéphane Dion», lance-t-il.
«Il s’agit d’un chef dans la droite lignée des Jean Chrétien et Paul Martin, caractérisés par leurs refus de reconnaître le déséquilibre fiscal», explique-t-il.
«Stéphane Dion, c’est encore un autre partisan de la ligne dure à l’égard du Québec. Je n’ai jamais eu d’atomes crochus avec lui et ça ne devrait pas changer», dit le député.
Selon lui, Stéphane Dion a peu de chance de séduire le Québec.
«Les électeurs québécois ont déjà eu l’opportunité de démontrer leur mécontentement envers le type de politique menée par les libéraux lors des dernières élections», note M. St-Cyr.
Du pareil au même
Lorsqu’on lui mentionne que les dernières élections, les Libéraux fédéraux les ont perdues surtout en raison du scandale des commandites et qu’un nouveau chef pourrait attirer de nouveaux électeurs, Thierry St-Cyr est catégorique: «Si le Parti Libéral voulait changer, il aurait élu un Bob Rae ou un Micheal Ignatieff. Avec Stéphane Dion comme chef, on ne peut pas dire qu’il s’agit d’un gros changement», expose le député.
«[Stéphane] Dion est le politicien derrière la loi sur la clarté, il ne veut même pas laisser le droit aux Québécois de choisir pour eux même», renchérit-il.
De toute façon, Libéraux ou Conservateurs, peu importe le gouvernement à Ottawa, le Québec n’est pas servi dans le cadre fédératif actuel, selon le député du Bloc Québécois. «Même si l’on s’est fait confirmer qu’on était une nation», rappelle-t-il avec une touche d’ironie dans la voix, «il faut réaliser que le Québec fait des choix différents du reste du Canada; pas meilleurs, juste différents. La seule solution pour répondre aux besoins des Québécois est la souveraineté», insiste Thierry St-Cyr.