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Brigadier, mode d’emploi

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 29 février 2008 à 19:15
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Brigadier, mode d’emploi
Le panneau manuel d'arrêt est un outil indispensable pour le travail de brigadier scolaire. (Photo: Martin Chamberland)
Brigadier, mode d’emploi
Poste à combler: brigadier scolaire surnuméraire. Description du travail: faire traverser la rue en toute sécurité aux élèves d’écoles primaires. Qualités requises: la personne recherchée doit être disponible en tout temps, ponctuelle, vigilante, avoir une facilité d’entrer en relation avec les gens et de s’adapter à toute température. Formulaire d’emploi disponible au poste de quartier 16.
«On a besoin de brigadiers scolaires, car on a roulé avec moins de brigadiers que de traverses à sécuriser, en raison d’un manque de personnel cette année», affirme Denis Laplante, agent de sécurité routière au poste de quartier 16. Ce dernier s'est même improvisé brigadier, à l'instar de certains collègues, dont des agents sociocommunautaires, afin de combler temporairement les postes vacants.

Il soutient cependant que la situation est rétablie. «Chacune des 24 traverses du territoire de Verdun, entourant les neuf écoles primaires, sera sécurisée par un véritable brigadier à partir du lundi 24 février. De plus, nous avons quatre surnuméraires prêts à prendre la relève», estime M. Laplante.
Roulement inhabituel
Bien qu’un ou deux brigadiers quittent chaque année, cinq personnes n’ont pas renouvelé leur mandat pour l’année 2007-2008 à Verdun. «Il y a eu un décès et quatre démissions parmi les brigadiers, sans compter quatre autres personnes qui sont soit en vacances, en congé sans solde ou maladie, ce qui a contribué à épuiser notre banque de surnuméraires», explique l’agent Laplante.

Le PDQ 16 est donc à la recherche de brigadiers scolaires surnuméraires pour le territoire de l’arrondissement de Verdun. Les brigadiers réguliers travaillent 20h par semaine et bénéficient d’avantages sociaux. Les surnuméraires sont sur appel jusqu’à l’ouverture d’un poste permanent. Tous ont droit à du matériel fourni par le Service de police de la ville de Montréal, dont des bottes, un imperméable orange, un dossard jaune et un petit panneau manuel d’arrêt.
Rapides promotions
Des brigadiers surnuméraires ont récemment été promus comme réguliers et le SPVM a comblé sa liste de remplaçants. Mais les besoins se font sentir, car les absences sont toujours remarquées des élèves et de leurs parents. Ceux-ci se sentent rassurés en présence de la même personne chaque jour. Il faut dire que le travail de brigadier n’est pas donné à tout le monde. «Ils doivent savoir se débrouiller, car ils sont laissés à eux-mêmes dans la rue», illustre l’agent Laplante.

Ce dernier est d’ailleurs l’un des trois seuls formateurs de brigadiers scolaires sur l’île de Montréal. «On donne une journée de formation à tous les brigadiers afin de simplifier et d’uniformiser leur travail. Ces formations sont enrichissantes pour les brigadiers. Ils apprennent des trucs pour mieux faire leur travail et rendre encore plus sécuritaire les traverses pour les élèves», soutient le responsable qui évalue aussi les brigadiers.
Description du travail et situation à Verdun
Sous la responsabilité du commandant du PDQ 16, les brigadiers scolaires de l’arrondissement de Verdun ont pour mission de faire traverser la rue aux enfants qui fréquentent une école primaire dans leurs déplacements entre la maison et l’école le matin et l’après-midi ainsi que le midi pour ceux qui mangent à domicile. «Les brigadiers rappellent aussi les règles de sécurité à respecter et voient au bon déroulement du passage des élèves», explique Denis Laplante.

Ce dernier souligne que les nombreux arrêts et petites rues à Verdun empêchent le déplacement des véhicules à une vitesse excessive, facilitant ainsi la tâche des brigadiers. «Sauf à L’Île-des-Sœurs, où les gens sortent de façon pressée le matin. On enregistre d’ailleurs près de 1000 déplacements en 50 minutes à l’intersection de la rue Berlioz et du boulevard Île-des-Sœurs», précise l’agent du PDQ 16.

De son propre avis, il est difficile de faire respecter la règlementation aux cyclistes et automobilistes durant l’heure de pointe, surtout celle du matin. Il prend donc soin de former les brigadiers en leur demandant de se rendre au milieu d’une voie pour sécuriser le passage des élèves qu’il fera ensuite traverser à son signal. Parfois, le brigadier a deux traverses à sécuriser ou la clientèle de deux écoles à desservir.
Plaintes et prévention
En cas de problème avec un élève ou parent, le brigadier discute de la situation avec M. Laplante qui voit à rencontrer les parties concernées. S’il s’agit d’un automobiliste, la prise en note du numéro d’immatriculation est recommandée pour retracer l’individu. «Les agressions verbales surviennent à l’occasion, mais les altercations physiques sont extrêmement rares. Il faut se rappeler que ces conducteurs sont souvent des résidants du secteur qui passent devant le brigadier chaque jour», soutient le responsable.

Afin de sensibiliser la population à la vitesse dans les zones scolaires, des élèves participent aux opérations radar avec la police. Ils remettent à d’autres occasions des dépliants concernant l’importance de s’arrêter aux intersections. Quand c’est un élève qui remet une contravention, même fictive, le conducteur est davantage à l’écoute, peut-être parce qu’il a des enfants et qu’il est préoccupé par leur sécurité.

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