Le sergent François Paquette, superviseur au PDQ 16.
Des problématiques différentes selon les quartiers
Que ce soit pour les vols ou les incivilités, la réalité des problématiques ciblées par la police diffère selon les secteurs de l'arrondissement de Verdun, dont le territoire est divisé en trois quartiers.
«La valeur des objets visés est plus importante à L'Île-des-Sœurs, parce que ces résidants ont généralement des revenus plus élevés», constate le sergent François Paquette, superviseur au poste de quartier 16 depuis trois ans et ancien patrouilleur à Verdun pendant six ans.
Le quartier Île-des-Sœurs est donc une cible privilégiée pour les voleurs de grandes marques. Ils s'introduisent par effraction dans les résidences, garages ou cabanons pour faire main basse sur du matériel de qualité comme des véhicules, vélos ou skis.
Le sergent Paquette souligne toutefois qu'une équipe du PDQ 16, qui fonctionne par projet, s'est d'ailleurs penchée sur cette problématique et que, depuis, le nombre de vols avec entrées par effraction a beaucoup diminué dans ce secteur.
Quant au quartier Desmarchais-Crawford, le sergent estime qu'il connaît son lot de vols avec entrées par effraction, en raison de sa prédominance résidentielle. «Règle générale, les vols dans les résidences sont commis de jour, pendant que les occupants sont au travail, alors que les commerces, surtout des autres secteurs, sont dévalisés la nuit».
Le quartier Wellington-de l'Église est, quant à lui, reconnu pour la violence et les méfaits comme le graffiti. Une certaine problématique de pauvreté y est aussi observée.
Plus d'activités illicites l'été
Si le froid décourage certaines mauvaises intentions, le sergent Paquette estime que la chaleur peut favoriser la consommation d'alcool et de stupéfiants, ainsi que les actes de violence comme des bagarres.
«De plus, on constate plus de vols et de méfaits l'été, alors qu'il faut surveiller les parcs, berges et pistes cyclables», soutient-il. Les patrouilles à pied et à vélo assurent d'ailleurs une présence à ces endroits durant la période chaude.
Des attroupements se forment aussi plus facilement l'été, comme dans les espaces verts du centre Elgar ou à la Place du Soleil, pour le quartier Île-des-Sœurs, ainsi qu'aux parcs et stations de métro des autres quartiers.
Une équipe du PDQ 16 travaille aussi sur la problématique des stupéfiants aux abords de ces stations quant elle se présente, mais un bon ménage a déjà été réalisé à cet endroit, évalue le sergent Paquette.
Quant à la circulation, outre la congestion du pont de L'Île-des-Sœurs, ce dernier ne voit pas de problématique particulière sur le territoire verdunois. En fait, les arrêts et feux de circulation fréquents n'incitent pas à la vitesse. «L'aménagement du boulevard Laberge a permis de congestionner la rue Wellington et le boulevard LaSalle», fait valoir le sergent. Ce dernier souligne aussi que les carrefours giratoires à L'Île-des-Sœurs assurent une certaine fluidité, au lieu d'immobiliser les véhicules à des arrêts ou des feux. De plus, la police porte attention, règle générale, aux zones scolaires et aux passages piétonniers. Comme quoi, malgré leurs différences, les quartiers de l'arrondissement ont des priorités similaires.