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Déneigement: l'arrondissement convient des ratés, mais rappelle les circonstances exceptionnelles

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 21 janvier 2008 à 1:00
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Déneigement: l'arrondissement convient des ratés, mais rappelle les circonstances exceptionnelles
Les résidants de Verdun doivent s’armer de patience lors des tempêtes de neige.
Déneigement: l'arrondissement convient des ratés, mais rappelle les circonstances exceptionnelles
Chaque tempête de neige amène son lot de plaintes de résidants sur les opérations de déneigement, incluant les contraventions de remorquage. L'arrondissement convient des ratés qui sont survenus, mais rappelle aussi les circonstances exceptionnelles dans lesquelles les opérations se sont déroulées.
«Il faut reconnaître que la quantité de neige et de jours fériés, ainsi que le nombre de véhicules en infraction, n'ont pas aidé aux opérations», affirme Gilles Baril, directeur de l'arrondissement de Verdun.

«Bien que le déneigement soit une compétence d'arrondissement, nous offrons le même service, équipement et personnel qu'avant les fusions», renchérit le conseiller André Savard, en réponse aux résidants qui clament que c'était mieux avant.

Ce dernier ajoute que Montréal n'avait pas eu autant de neige depuis 40 ans et que personne n'a prévue cette situation particulière. «C'est curieux, car je m'étais fait dire que l'avenir serait aux petits hivers, raconte le maire Claude Trudel. Ces tempêtes prouvent qu'on ne pouvait pas prédire ce qui c'est passé.» Même le budget de déneigement sera dépassé d'un M$ pour 2007 à Verdun, estime le directeur Gilles Baril.
Leçons à retenir
Prévue ou pas, cette neige ne pouvait pas rester dans les rues. Les travaux publics ont donc dépêché la machinerie nécessaire pour déblayer chemins et trottoirs. Mais certains endroits ont été négligés pour mieux dégager les rues principales, ce qui a suscité du mécontentement chez certains résidants.
Un groupe parmi eux pourra même voir leur contravention ajustée à la baisse, si les personnes concernées le souhaitent. Il s'agit d'automobilistes qui ont reçu un billet de 82$ parce que leur véhicule, garé sur la rue Moffat, a été remorqué dans l'après-midi du 3 janvier pour faire place à l'opération de déneigement.

Comme le travail n'a été effectué que le lendemain dans cette rue, l'arrondissement les invite à se présenter au bureau Accès-Verdun pour demander l'ouverture d'un dossier afin que leur amende soit réduite à 42$, soit la pénalité reliée au stationnement interdit.

D'autres résidants, notamment sur la rue Rielle, se sont plaints de la lenteur des opérations, prenant 12 jours avant de voir la neige déblayée des deux côtés après la tempête du 16 et 17 décembre. Évidemment, c'était pendant les Fêtes, amenant son lot de congés fériés. «On aurait dit une zone sinistrée, a commenté un résidant. De plus, les trottoirs n'avaient même pas été faits».
Chute à neige et plan à revoir
Sur la 3e Avenue, comme c'est survenu ailleurs aussi sur le territoire verdunois, la souffleuse était en marche, mais les camions se faisaient attendre, car ils étaient pris à la chute à neige près de l'école Mgr Richard.
«On a eu des problèmes les 18 et 19 décembre avec la grille du dépôt à neige en raison de la densité de neige et du froid, ce qui a retenu une partie de nos 60 camions sur le site en attente de leur déversement et ralenti nos opérations avec les souffleuses», reconnaît le directeur Baril. Il ajoute aussi que ce serait plus vite de jeter la neige dans le fleuve, bien que la chute à l’égout reste une alternative plus écologique.

Quant au plan de l'arrondissement, le déneigement se fait d'abord sur la rue Wellington et la section commerciale de la rue de l'Église, ensuite sur les rues principales pour enfin arriver sur les rues secondaires étroites et puis les plus larges. «Même en respectant notre plan, il y toujours place à amélioration, estime M. Baril. Nos équipes ont quand même travaillé un samedi, le 22 décembre, et le lundi 24 décembre, afin de nettoyer au moins un côté de rue pour Noël. Puis, après la tempête de janvier, on a voulu nettoyer complètement un côté de rue, mais l'expérience ne s'est pas avérée concluante, puisqu'on tardait à passer dans les autres rues. Heureusement, le redoux a permis la fonte des neiges dans les ruelles.»
Collaboration des résidants
Pour faire mieux, le conseiller Savard, qui est aussi président de la Commission des travaux publics et de la circulation, invite les automobilistes à respecter la signalisation de stationnement et à communiquer au numéro indiqué sur le panneau afin de vérifier si l'interdiction est levée ou demeure en vigueur en période de déneigement.
Cette précaution permettra d'éviter la mauvaise surprise de chercher l'endroit où le véhicule remorqué a été déposé, puis de payer la contravention qui va de pair. D'ailleurs, l'arrondissement dénombre 742 véhicules remorqués dans l'opération de déneigement entre le 18 et le 28 décembre, malgré une tolérance les 24 et 25 décembre. Quant à janvier, 414 véhicules auraient été remorqués. Sans compter les déchets qui ont été placés sur une montagne de neige, entre autres, le 1er janvier, alors qu'il n'y avait pas de cueillette le Jour de l'An.

Le maire Trudel estime que des mesures incitatives pourraient aussi être mises en place à Montréal selon un nombre déterminé de centimètres de neige, comme favoriser le transport en commun.

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