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Étoile de la mode verdunoise

Mariouche Gagné, créatrice de la marque Harricana, a choisi de s’établir à Verdun

Marilyse Hamelin par Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 11 janvier 2008 à 1:00
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Harricana ne fabrique pas que des vêtements pour la froide saison, mais aussi des jupes, des hauts et des robes à partir des doublures des manteaux, souvent en soie.">Étoile de la mode verdunoise
Contrairement aux idées reçues, la griffe Harricana ne fabrique pas que des vêtements pour la froide saison, mais aussi des jupes, des hauts et des robes à partir des doublures des manteaux, souvent en soie.
Étoile de la mode verdunoise
Mariouche Gagné, créatrice de la marque Harricana, a choisi de s’établir à Verdun
Mariouche Gagné, la designer de mode verdunoise derrière la désormais célèbre griffe <@Li>Harricana<@$>, recycle de la fourrure, mais aussi toutes sortes de matières, pour en faire des vêtements écoluxueux, prisés partout à travers le monde. Avis aux antisfourrure, le recyclage de vieux manteaux effectué par Mariouche Gagné permet de sauver 50 000 animaux annuellement.
Après des études à Paris et Milan, puis le lancement d’une première boutique sur le boulevard St-Laurent, Mariouche Gagné déménage son entreprise dans le Sud-Ouest montréalais en 2002. Elle acquiert le magnifique édifice art-déco au coin des rues St-Antoine et Atwater, ancienne banque Toronto Dominion, qui abrite aujourd’hui son impressionnante boutique.

Le choix du lieu pour son quartier général (boutique, entrepôt et atelier où sont confectionnés tous les prototypes), est tout sauf un hasard: Mariouche adore le Sud-Ouest, elle qui a résidé à Pointe St-Charles pendant près de dix ans, avant de mouvoir ses pénates et sa petite famille à Verdun, un bon compromis pour elle et son compagnon travaillant comme ingénieur informatique à L’Île-des-Sœurs.

Mariouche apprécie énormément sa nouvelle vie à Verdun, un quartier qu’elle qualifie de familial. «J’adore la rue Wellington, c’est plein de petits bui-buis et d’épiceries fines comme je les aime», confie la designer à l’enthousiasme légendaire.

«À la maison, j’ai une grande cour et donc une qualité de vie que je n’aurais jamais si j’habitais sur le Plateau», explique celle qui vient d’acheter un quadruplex en plein centre de Verdun.
Boutique branchée, quartier revampé
«Je suis tellement contente d’avoir choisi d’établir mon magasin à St-Henri il y a 10 ans, le quartier a tellement pris de valeur! J’ai été témoin de sa transformation, de la réouverture du canal de Lachine et de toute cette nouvelle vague de gens créatifs qui viennent s’y établir et travailler», raconte l’énergique entrepreneuse.
La régénération du quartier a aussi eu des effets positifs pour sa griffe puisqu’une clientèle locale, issue des résidences de luxe bordant le canal, fréquente de plus en plus le magasin: «J'ai des beaux couples d’hommes d’affaires homosexuels qui fréquentent la boutique ainsi que toute sorte de gens des lofts Redpath et des environs».

«Les gens aiment venir ici parce qu’ils sont traités en V.I.P.. Les maris nous adoptent quand vient le temps de dénicher un cadeau pour leurs femmes, car ils sont servis comme des rois par plein de jolies filles», s’amuse Mariouche Gagné, une lueur de malice dans les yeux.
Un «success story»
Contrairement aux idées reçues, la griffe Harricana ne fabrique pas que des vêtements pour la froide saison. «Nous recyclons les doublures des manteaux de fourrure, qui sont souvent en soie et nous faisons des robes, des jupes, des hauts, etc.», explique la designer de mode.
«Tranquillement, les gens commencent à être au courant. D’ailleurs, nos ventes de vêtements d’été ont augmenté de 30% en 2007, probablement parce que des vedettes les ont portés», indique-t-elle.

Autre nouveauté, Mariouche Gagné et son équipe recyclent maintenant les robes de mariées. Le jour de notre passage, une cliente venait justement travailler sur la sienne, créée à partir de la robe de mariée de sa grand-mère.

La PME Harricana emploie une vingtaine de personnes au total, sur place à la boutique de St-Henri, de même qu’à la toute nouvelle boutique de Québec. Environ 7500 manteaux de fourrure y sont récupérés annuellement, soit plus de 50 000 depuis la création de la griffe en 1997. Le nombre de bêtes ainsi sauvées? Près d’un demi-million.

Et où la sympathique trentenaire voit Harricana dans dix autres années pour le 20e anniversaire de son entreprise? Rien de moins que partout dans le monde!

«Vous savez, j’ai des ambitions démesurées», avoue-t-elle candidement. «Déjà, dans six mois, on aura notre premier bureau européen, puis, en 2009, une première boutique soit à Paris ou à Genève.»

En attendant, la jolie dame prendra un congé de maternité bien mérité en mars et laissera son entreprise entre les mains sûres de Caroline Perreault, directrice générale d’Harricana et bras droit depuis 10 ans.

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