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Pas si facile, la vie d’entraîneur !

«C’est certain que j’ai toujours des choses à apprendre en tant qu’entraîneur» - Denis Savard

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 10 janvier 2008 à 16:28
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Pas si facile, la vie d’entraîneur !
Denis Savard et les Blackhawks de Chicago se sont fait infliger une sixième défaite d’affilée par les Canadiens de Montréal, mardi au Centre Bell.
Pas si facile, la vie d’entraîneur !
«C’est certain que j’ai toujours des choses à apprendre en tant qu’entraîneur» - Denis Savard
Tel que promis dans la dernière édition du journal, le Messager de Verdun a profité de la visite des Blackhawks de Chicago à Montréal afin d’assister à la partie et de récolter les commentaires de l’entraîneur-chef de la formation, Denis Savard.
Un joueur de hockey, Savard en était tout un. Peu importe où il est passé, il a tout cassé. Tout d’abord recordman avec le Junior de Verdun dans la LHJMQ à la fin des années 70, puis champion compteur avec les Blackhawks dans la Ligue nationale, il n’y a vraisemblablement qu’un seul endroit où les statistiques se sont montrées moins intéressantes, et c’est à Montréal.

En dix saisons complètes à Chicago, Savard a récolté en moyenne 101 points, 1013 au total. En fait, sa pire saison fût de 75 points. Bien des joueurs auraient été bien contents d’une telle récolte. Mais lorsqu’il s’est amené avec les Canadiens, sa moyenne de points est tombée à un peu moins de 60 par saison.

Certains diront qu’il s’agit de l’âge, d’autres croiront plutôt qu’il s’agit de la pression qui est exercée à Montréal. À son humble avis, Denis Savard a avoué être content de faire un arrêt en territoire québécois, mais sans plus. Disons simplement qu’il ne raffole pas de l’ampleur que prennent les choses ici. À Chicago, tout est beaucoup plus calme.

L’ex-porte-couleurs du Junior de Verdun a connu une carrière absolument incroyable dans le hockey en tant que joueur. Les choses sont toutefois bien différentes lorsqu’on se retrouve derrière le banc. Même s’il en est à sa onzième saison dans l’équipe d’entraîneurs de la formation (deuxième comme entraîneur-chef), l’homme de 45 ans éprouve quelques difficultés.

Mardi soir au Centre Bell, ses Blackhawks se sont comportés bizarrement. Tantôt ils étaient dans le match, tantôt ils manquaient de synchronisme et accumulaient les erreurs. Ce sont finalement les Canadiens qui l’ont emporté, 4 à 3 en prolongation, grâce à un but de Guillaume Latendresse. Pour Chicago, il s’agissait d’une sixième défaite d’affilée et ce n’est pas tout le monde qui était de bonne humeur après la partie.
Encore des choses à apprendre
«C’est certain que j’ai toujours des choses à apprendre en tant qu’entraîneur, mais mes adjoints font du très bon boulot et m’aident à tenir le rythme. C’est toujours spécial de venir à Montréal, ça été un match le fun, malheureusement on n’a eu qu’un seul point.»
Les Blackhawks (19-19-4) occupent le tout dernier rang de la division centrale et l’avant-dernier de la conférence de l’Ouest.

Rien n’excuse une telle fiche, mais il faut avouer que l’équipe est bondée de recrues et lorsque les trios sont changés trop régulièrement, il est difficile pour les joueurs de prendre leur rythme.

Normalement ce sont les vétérans qui mènent la barque. Mais dans le cas qui nous intéresse, ce sont plutôt les recrues. Patrick Kane (9 buts, 30 passes) et Jonathan Toews (15 buts, 17 passes), qui est blessé, ont chacun 19 ans et s’avèrent les meilleurs joueurs de l’équipe.

«Notre équipe est jeune et c’est normal qu’on fasse des erreurs qu’on a pu faire comme ce soir. On va continuer à apprendre et je crois qu’on est sur la bonne route», a dit Savard.
Piqûre du coaching
Même si les résultats ne sont pas encore là, Denis Savard affirme avoir bien du plaisir à diriger une équipe de la Ligue nationale de hockey. Ironiquement, sa première expérience derrière le banc est survenue à cause d’une blessure qu’il a subie lors des séries de 1993, année où le CH et Savard ont remporté la coupe Stanley.
Jacques Demers avait alors cru bon d’avoir un vétéran de sa trempe à ses côtés pour lui fournir des conseils dans le feu de l’action. Après cet essai concluant, Savard a été nommé entraîneur adjoint en 1997 et cette année, il entame sa première saison complète comme chef d’orchestre.

«Je crois que j’amène une dose d’enthousiasme qui n’était pas nécessairement là auparavant. C’est important que les joueurs aient du plaisir quand ils viennent à l’aréna», ajoute Savard, qui devra toutefois trouver un remède aux déboires de son équipe.

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