Vous avez peut-être droit à une aide financière pour vous loger
À quelques jours du dixième anniversaire du programme québécois d’allocation-logement, le Comité d’action des citoyennes et citoyens de Verdun (CACV) tient à rappeler l’existence de cette aide financière à laquelle locataires, propriétaires et chambreurs peuvent, sous certaines conditions, avoir droit. L’aide peut atteindre 80$ par mois.
Les ménages potentiellement admissibles sont les familles avec au moins un enfant à charge, les personnes seules âgées de plus de 55 ans, de même que les couples dont au moins un des membres a ce même âge.
Les ménages doivent également avoir un faible revenu. Le revenu admissible ne peut de cette façon être supérieur à 20 000$ par an dans le cas d’une famille monoparentale avec un enfant et à 22 000$ dans le cas d’un couple avec trois enfants et plus ou encore d’une famille monoparentale avec quatre enfants et plus. Dans le cas des personnes seules de plus de 55 ans, elles doivent avoir des revenus inférieurs à 16 480$ par an, ce montant s’élevant à 20 000$ dans le cas des couples dont au moins un des membres a 55 ans.
Le CACV précise que, même s’ils répondent à ces conditions, certains ménages peuvent se voir refuser l’aide, notamment s’ils paient un loyer inférieur aux normes fixées, s’ils demeurent en HLM, en centre d’accueil ou en centre hospitalier ou encore s’ils reçoivent déjà une aide financière pour demeurer dans un logement coopératif, sans but lucratif ou privé.
Le CACV conseille à tous les ménages qui se croient admissibles de s’adresser au Ministère du Revenu du Québec au 514-864-7020. Le CACV est également disponible pour aider les personnes dans leurs démarches. Il suffit de téléphoner au 514-769-2228 poste 101.
Des critiques
Le CACV en profite pour accuser le gouvernement québécois de ne pas publiciser ce programme qui demeure inconnu d’une large partie des personnes et des familles qui y auraient droit.
Il déplore également que, depuis dix ans, le gouvernement n’ait même pas indexé les paramètres de ce programme, notamment en termes de revenus admissibles ou de montant d’aide, alors que le coût de la vie et des loyers ont augmentés considérablement. Il considère enfin comme discriminatoire l’exclusion des personnes seules et des couples sans enfant de moins de 55 ans.
Selon Chantal Lamarre, directrice du CACV, toutes ces lacunes expliquent que le nombre de ménages recevant l’allocation-logement n’ait cessé de diminuer depuis sa création, étant passé de 155 414 en 1998 au début du programme, à 128 903 en 2006 : «En 2006, le gouvernement québécois a investi 22 millions $ de moins qu’en 1998 pour ce programme. Voilà autant d’argent dont on prive les plus pauvres de notre société.»