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Parrainer un jeune, c’est donner de l’espoir

par Carolyne Marengo
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Article mis en ligne le 17 août 2007 à 14:08
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Parrainer un jeune, c’est donner de l’espoir
Michel Falardeau a trouvé un sens à sa vie par le biais de la lecture. Il transmet aujourd’hui sa passion aux jeunes dans les foyers d’accueil.
Parrainer un jeune, c’est donner de l’espoir
1991. Michel Falardeau arrête de fumer. Son argent, il décide de l’investir sur sa collection de bandes dessinées. Depuis cette initiative, une fois par trois semaines, pendant près de deux heures, le Verdunois consacre son temps aux jeunes dans des foyers d’accueil. Par le biais de sa bibliothèque mobile, il leur transmet un goût pour la lecture. Et pour certains, ce «parrain» deviendra une personne d’influence.
Des jeunes qui ont des troubles de comportements, qui sont victimes d’abus, qui n’ont pas de parents, Michel Falardeau en rencontre 8 à 10, une fois par trois semaines. Au Mont St-Antoine, à Verdun, et dans un foyer d’accueil.

«Jeune, j’étais plutôt délinquant. Mais j’ai eu beaucoup de chance. J’ai eu de bons parents, un bon encadrement. Je n’ai pas eu à subir les conséquences», affirme-t-il. Michel s’est mis à lire beaucoup. Ce qui a réussi à apaiser son esprit rebelle. «J’ai trouvé un sens à ma vie par le biais de mes lectures», confie-t-il.

Pas étonnant de le voir transmettre cette passion aux jeunes, alors. Car les garçons qu’il rencontre n’ont souvent jamais rien lu de leur vie. «Je veux donner le goût aux jeunes de lire plus, de lire mieux.»

Dans son impressionnante collection de bandes dessinées internationale, il sélectionne judicieusement des bouquins, qu’il prêtera aux jeunes volontaires lors de leur rencontre. «Je m’arrange pour leur apporter des livres qui viendront les chercher selon leurs goûts ou par rapport à ce qu’ils vivent. Des livres qui transmettent des messages positifs, des histoires intelligentes», précise-t-il. Pour Michel, la bande dessinée, c’est du cinéma sur papier. Fantastique, drame, aventure, comédie; tout le monde peut y trouver son compte.
Des effets positifs
«Je lis dans mes temps morts, c’est un passe-temps », déclare Tacashi, nom fictif tiré des mangas que le jeune du foyer d’accueil de Verdun s’est attribué. Car les B.D. japonaises, il aime. Mais selon lui, l’arrivée de Michel ne l’a pas influencé en ce qui a trait au volume de ses lectures. Il avait déjà la piqûre.
Si son intervention en laisse quelques-uns indifférents, reste que pour d’autres, le parrainage de Michel a une influence notable. Tchad (nom fictif), qui ne lisait pas avant, lit beaucoup aujourd’hui «Ça m’a aidé à l’école, et ça amélioré mon vocabulaire aussi», note le jeune garçon qui fréquente Michel depuis environ sept mois. Malgré son jeune âge, il a tenté de déchiffrer un roman complexe comme Le code Da Vinci . «Plus ils lisent, plus ils veulent lire», observe Michel Falardeau, une lueur brillante dans les yeux.
Donner de l’espoir
Ce que fait M. Falardeau est un exemple de parrainage parmi d’autres. Selon Michel Doray, responsable du bénévolat au Centre de jeunesse de Montréal, les jeunes des centres ont peu ou pas de contacts avec leur famille, et la présence d’un adulte avec lequel ils peuvent faire des activités, sortir ou discuter, est un atout important pour favoriser leur développement. Aide aux devoirs, services d’accompagnement, etc.; les possibilités sont multiples.
Les impacts du parrainage peuvent être favorables pour certains, sembler neutres pour d’autres. Dans tous les cas, le parrainage leur insuffle une lueur d’espoir.

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