Cet été, pour une grande première, c’est avec Molière que les spectateurs se donnent rendez-vous au parc de West-Vancouver.
Du théâtre en plein air
>Carolyne Marengo
Le dimanche 12 août, Repercussion Theatre présente en plein air son spectacle Les fourberies de Scapin dans la langue de Molière. Les Verdunois peuvent assister à cette comédie classique à 19 h au parc de West-Vancouver, dans le quartier L’Île-des-Sœurs, à l’angle du boulevard Île-des-Sœurs et de la rue Corot.
Verdun est l’une des destinations de la production Théâtre en plein air/Theatre in the parks, en tournée montréalaise pour l’été. Une occasion pour la troupe de partager avec les citoyens le talent comique et intemporel de Molière, dans une ambiance particulière. «Pour une fois, on voit vraiment le public! On remarque les gens en train d’ouvrir une bouteille de vin alors que d’autres se lèvent pour acheter du maïs soufflé. On fait compétition avec le ciel, les oiseaux, les chiens qui jappent. Quelque chose de très spécial se passe sur la scène pour garder l’attention des spectateurs», observe la metteure en scène des Fourberies de Scapin, Amanda Kellock, qui a travaillé trois ans comme comédienne pour Repercussion Theatre.
Mikel Mroé incarne le personnage principal dans cette comédie bien ficelée où les spectateurs deviennent les témoins d’une intrigue amoureuse. Deux hommes sont follement amoureux d’une demoiselle. Entre les deux couples d’amants et les pères qui désapprouvent leur fils, Scapin, machiavélique à souhait, vient s’interposer, avec brio et sans scrupules.
Le jeune comédien, fraîchement diplômé du Collège Dawson en arts de la scène, joue pour une première fois à Verdun, et avoue se plaire sur scène. «L’équipe est vraiment superbe. On s’amuse et on s’entraide beaucoup. Il y a toujours quelqu’un qui prend la relève quand tu commences à t’essouffler par le jeu», confie Mikel Mroué. Amanda Kellock approuve en ce sens : «Ils s’aiment tellement ces comédiens-là, je pense que ça se voit sur la scène!».
Une bonne complicité se crée aussi avec le public. «L’avantage du théâtre en plein air, c’est que l’on développe une camaraderie avec les spectateurs. On joue avec eux. Certains volontaires peuvent même participer durant la pièce, mais on ne pousse personne à le faire», assure Mikel Mroué.
De Shakespeare à Molière
La troupe Repercussion Theatre sillonne la région de Montréal depuis plusieurs années pour permettre au public de découvrir ou de redécouvrir plusieurs classiques de Shakespeare. Cet été, pour une grande première, c’est avec Molière que les spectateurs se donnent rendez-vous au parc de West-Vancouver.
Un spectacle gratuit qui ne s’adresse pas seulement aux mordus de pièces classiques selon Amanda Kellock. «Pour certains, c’est leur initiation au théâtre. Je regarde les spectateurs durant les représentations et je constate qu’elles plaisent autant aux enfants qu’aux adultes et aux aînés. C’était l’un de mes objectifs». Mission accomplie pour la jeune passionnée de théâtre qui signe, avec les Fourberies de Scapin, sa première mise en scène.