Claude Trudel président de la STM a commenté le conflit de travail
STM: après la pluie le beau temps, mais pour combien de temps?
C’est un retour à la case départ dans les négociations mais la fin abrupte de cette courte grève des transports, a soulagé plus d’un usager.
Le président de la Société de Transport de Montréal (STM) et maire de Verdun, Claude Trudel, estime à première vue que la menace d’une loi spéciale de Québec, a incité les syndiqués à rentrer au travail. Le président n’a pas mâché ses mots pour dire que la récente grève des employés d’entretien, était prématurée et irresponsable. «Il restait beaucoup de sujets à discuter et on avait déjà en partie, une entente sur le régime de retraite», a précisé Claude Trudel, qui a réitéré la position bien arrêtée de la Société sur les hausses de salaires, rappelant l’offre de 0%, pour la première année et de 2% pour les années subséquentes. Compte tenu du déficit de 22$ millions de la STM et des conditions incertaines de financement de la réfection et du renouvellement des équipements, la STM ne peut pas se permettre davantage. Le président a parlé d’une tentative de sous-traitance pour l’entretien dans le passé, mais l’expérience n’a pas été satisfaisante; il ne ferme pas la porte à de nouvelles expériences, mais quoiqu’il en soit, il dit espérer que les employés comprendront que la STM est là pour rester, donc qu’on ne fermera pas la Société qui est un service public.
Claude Trudel estime par ailleurs que les services essentiels ont été rendus correctement pendant la grève, précisant que les chauffeurs et le personnel de bureau n’étaient pas responsables de la situation.
Dans sa réplique au plan de transport dévoilé récemment par l’Administration Tremblay, la chef de l’opposition officielle au conseil de ville, Noushig Eloyan, faisait remarquer que les tarifs de la carte autobus-métro (CAM) avaient augmenté sept fois en cinq ans! À ce chapitre, le président de la STM, Claude Trudel, qui n’était pas à ce poste il y a cinq ans, a indiqué qu’il fera tout en son possible pour éviter des hausses, mais qu’il ne peut rien garantir pour les usagers du transport, d’ici la fin de l’année.