Derrière cet aménagement improvisé, un quai d’aluminium de cinq mètres échoués sur la rive, et pas très loin, une bonbonne de gaz.
Camping sauvage
Donc, les berges de l’île ont été nettoyées. Puis il y a eu les beaux discours, les beaux articles. Allez, tout le monde dodo. Voici pourtant ce qu’on y trouve une semaine plus tard. Sans compter les déchets bien empilés de cette journée de corvée qui n’ont toujours pas été ramassés dans le secteur du parc industriel. Bien sûr, on ne peut être contre la vertu. C’est bien de voir des dizaines d’enfants « se sensibiliser à l’environnement » mais ce n’est pas suffisant. Une corvée annuelle de deux heures ne suffit pas à la tâche. À chaque année, on ramasse les mêmes déchets dans les mêmes secteurs. Le secteur du parc industriel est un dépotoir à ciel ouvert. Tous les résidants riverains corporatifs devraient être sensibilisés par la Ville. Et certains plus que d’autres. Des dizaines de bidons d’huile de tondeuses à gazon ne tombent pas du ciel.
Rémi Thibault