Une autre preuve que le Bloc Québécois est inutile à Ottawa
Je m’intéresse à la politique fédérale depuis des décennies et je croyais avoir tout entendu… mais non! J’ai été estomaqué lorsque j’ai lu dans vos pages, le mois dernier, que les députés du Bloc prenaient le crédit d’avoir réglé eux-mêmes le déséquilibre fiscal! Je comprends que le député de Jeanne-Le Ber, Thierry St-Cyr, est à court d’arguments pour justifier son utilité à Ottawa mais il y a tout de même des limites à tromper les Québécois.
Il faut se rappeler que le déséquilibre fiscal a pris de l’ampleur à la suite des coupures libérales dans les transferts aux provinces alors que le Bloc formait l’Opposition officielle. La réalité est que les députés bloquistes n’ont pas pu empêcher les libéraux de dépenser cavalièrement dans les champs de compétences exclusifs du Québec. Pendant 17 ans, les députés du Bloc ont été confinés à leurs rôles de spectateurs, impuissants devant les multiples intrusions du gouvernement libéral dans les compétences du Québec. Est-ce cela défendre les intérêts des Québécois à Ottawa? La réponse est simple: NON!
Vos lecteurs savent très bien que c’est le premier ministre Stephen Harper qui a mis fin au déséquilibre fiscal. Il en avait fait une promesse solennelle lors d’un discours à Québec, le 19 décembre 2005, et comme d’habitude, il a respecté son engagement. Notre gouvernement est à l’écoute des préoccupations de la population québécoise et c’est pourquoi des dossiers comme celui-ci se règlent.
Une autre réalité que M. St-Cyr nie, c’est qu’un règlement au déséquilibre fiscal était impensable sous l’ancien gouvernement libéral malgré les demandes répétées du Bloc. En effet, le Bloc en parle depuis plus de sept ans, nous avons rétabli l’équilibre fiscal en 13 mois! De toute évidence, le Bloc est plutôt un moulin à paroles incapable de prendre des décisions afin de répondre aux préoccupations légitimes du Québec.
Cela dit, l’impuissance des députés bloquistes ne se limite pas seulement au dossier du déséquilibre fiscal. Qu’ont-ils fait pour empêcher les compressions libérales dans les transferts en santé et en éducation, pour mettre un terme à l’arrogance libérale et à leur culture du «tout m’est dû!», pour établir un rôle formel au Québec à l’UNESCO, pour redonner les terres aux expropriés de Mirabel, pour régler le conflit du bois d’œuvre, pour alléger le fardeau fiscal des familles québécoises, pour rendre possible le partage de revenu pour les aînés ou pour empêcher le scandale des commandites? La réponse est simple: RIEN!
De plus en plus de Québécois se rendent compte que leurs intérêts sont mieux défendus par un gouvernement conservateur que par un parti condamné à l’opposition éternelle et impuissante. Et surtout, ils ne veulent plus retourner en arrière avec les scandales et l’approche centralisatrice de Stéphane Dion et des libéraux. Il y a maintenant un gouvernement conservateur qui agit dans l’intérêt du Québec et le respect des contribuables, ce qui rend la présence de Bloc inutile puisque leur appui au discours du Trône et à nos deux budgets démontre que notre gouvernement conservateur s’acquitte de cette tâche avec efficacité!
Maxime Bernier
Ministre de l’Industrie