L'aubergiste Mireille Lauzon se fait accueillante dès votre arrivée, vous laissant le temps d'entrer pour ensuite faire le tour du propriétaire, du jardin au salon, en passant par la chambre choisie, qui est décorée selon un thème africain, asiatique ou européen, avec une salle de bain privée adaptée au style de chacune d'entre elles.
Puis, l'hôtesse explique souvent en anglais aux clients étrangers les attractions de Montréal et le fonctionnement du transport en commun, cartes en main, tout en leur suggérant des restaurants dont plusieurs dans l'arrondissement verdunois, afin de rendre autonomes ces visiteurs pour la durée de leur séjour.
«Je veux qu'ils aient un souvenir mémorable de mon accueil et de l'endroit. J'ai choisi le nom Terra Nostra, qui signifie Notre Terre en latin, pour que les visiteurs se sentent confortables comme chez eux, que ce soit leur maison à Montréal comme lorsqu'ils visitent un ami», explique Mme Lauzon qui, un jour, a appris d'un visiteur que son bed & breakfast était le meilleur à Montréal selon le site TripAdviser.com, qui recueille en ligne les commentaires des voyageurs. «Je suis très fière du prix décerné par BedandBreakfast.com, confie-t-elle, car c'est le plus grand répertoire de gîtes en ligne et il attribue ses prix selon la quantité et la qualité des messages laissés par les clients.»
Vocation parfaiteStyliste, Mireille Lauzon habillait des modèles et imaginait des décors avant de subir un grave accident qui a transformé sa vie et carrière en 2004. «J'ai perdu beaucoup de dextérité dans une main, ce qui m'a empêché de reprendre mon travail», dévoile-t-elle.
Un matin d'automne de la même année, elle s'est réveillée avec l'idée bien arrêtée de transformer sa maison en bed and breakfast. «J'aime les gens, faire à manger, décorer et jardiner. De plus, j'habitais dans des gîtes lorsque je voyageais. J'avais donc le profil pour devenir aubergiste, surtout que mes amies m'ont toujours dit que j'étais une parfaite hôtesse!», raconte Mme Lauzon, qui parle le français, l'anglais et l'italien.
Son projet lui permet donc de rencontrer des gens qui viennent de partout dans le monde sans avoir à payer pour des billets d'avion ni à subir l'effet du décalage horaire ou les délais de transport.
Construite en 1927, mais rénovée en 2005 pour finalement servir de gîte en juillet de la même année, la maison de Mme Lauzon a l'avantage d'être située près d'une piste cyclable et du transport en commun, tous des liens qui relie Verdun au centre-ville de Montréal. Le déjeuner au jardin (l'été) et l'Internet sans fil sont aussi très appréciés.
De plus, les clients bénéficient du stationnement gratuit dans la rue et de vélos libre-service mis à leur disposition par l'hôtesse, notamment pour profiter d'une promenade le long du fleuve Saint-Laurent.
La demande en haute saison étant devenue forte (des réservations ont été refusées cet été), Mireille Lauzon ajoutera une quatrième chambre à son offre de service, pour mai prochain. «Je vais transformer la pièce de mon bureau actuel pour aménager une petite chambre qui sera meilleur marché que les autres, de façon à convenir aux moyens de plus de gens, surtout avec la situation économique actuelle», révèle-t-elle.
Le nom de cette chambre sera Sahara et le thème pour la décorer sera marocain. Mme Lauzon profitera d'un voyage là-bas d'ici Noël pour rapporter des artefacts, car elle recevra des clients dès son retour le 26 décembre.
Quant à la basse saison, l'aubergiste entend bien mettre sur pied des forfaits avec des intervenants locaux pour attirer des clients pour deux nuits en incluant des sorties et autres activités. Elle développera cette promotion l'an prochain. «Je crois fermement qu'il y a un besoin d'hébergement local. Des familles qui invitent leurs proches dans leur condo à L'Île-des-Sœurs n'ont pas de place pour les garder la nuit, tout comme des gens d'affaires qui veulent un contexte différent pour travailler tout en relaxant», conclue Mme Lauzon, visiblement confiante pour l'avenir. Un coup d'œil sur le site www.leterranostra.com vous en apprendra davantage sur son gîte.


