Attirés par les rires et les bruits de vaisselle et d'ustensiles, je me suis dirigé vers un local situé au bout d'un long corridor dans le sous-sol de l'Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, 284, rue de l’Église. Cinq femmes faisaient la popote tout en s'échangeant des secrets culinaires pour compléter une recette de pâté chinois. Dans un autre coin de cette cuisine, une maman mélangeait la vinaigrette d'une salade très appétissante tandis que deux petits enfants imploraient les cuisinières pour goûter. Ce vendredi-là, cinq femmes étaient ainsi réunies dans le cadre d'une activité de cuisine collective; une activité profitable puisqu’elle leur permet de réaliser ensemble des plats nourrissants qu'elles pourront rapporter chez elles et servir à leur famille au cours de la semaine.
L'animatrice France Lareau a expliqué au Messager «qu'une portion familiale d'un pâté ou d'une sauce à spaghetti revient à 1$ ce qui n’est vraiment pas cher»! En fait on calcule que pour 5$ à 10$ aux deux semaines, on peut préparer d’excellents repas qui comblent les périodes les plus difficiles du mois pour des familles aux revenus limités. Martin St-Germain directeur du REVE ajoute que «des participantes mettent en commun de l’argent, 50$ par exemple pour acheter les aliments à préparer».
France Lareau, qui a beaucoup d’expérience dans les cuisines collectives, recrute de nouveaux adeptes; elle insiste pour dire que les cuisines sont un bon moyen «pour briser l’isolement des personnes et réduire leurs dépenses alimentaires». Il y a présentement quatre groupes réunissant chacun quatre ou cinq participantes qui se rencontrent aux deux semaines. Les participantes ont la possibilité d’amener leurs tout petits à défaut de les faire garder. Notez que les responsables des cuisines collectives du REVE ne sont pas fermées à la gent masculine mais il n’y a pas eu de demande jusqu’ici. Le 16 juin prochain, une nutritionniste rencontrera les participantes qui doivent s’inscrire et débourser 2$ pour l’occasion. Par ailleurs les cuisines collectives du REVE offrent la possibilité de se procurer des paniers de fruits et légumes bio grâce à une entente avec la ferme «Les Jardins du Petit Tremble» à Beloeil. On s’informe en composant le 514 303-0549.
Dans un second volet du dossier sur le Réseau d’Entraide, il sera question des services offerts sur l’autre site du Réseau soit au Centre d’affaires de Verdun, 4400, boulevard LaSalle. Le Messager a visité pour vous les installations du Réseau avec leur petit dépanneur, leur service de banque alimentaire et l’entrepôt.
Cuisines collectives: bien manger pour pas cher
À une époque où se nourrir coûte de plus en plus cher, il fait bon de savoir que les familles verdunoises peuvent tirer profit de leur participation aux cuisines collectives du Réseau d'Entraide de Verdun (REVE).
- Nombre de fois lu : 1795
- Coter
- Haut de page


