Originaire de LaSarre en Abitibi, Danielle Larivière-Marcoux a gravi un à un tous les échelons jusqu'à la direction d'une caisse. À en juger par la réaction de son entourage, on la trouve bien jeune pour prendre sa retraite, pourtant Mme Larivière-Marcoux est persuadée d'avoir fait le bon choix en se disant qu'elle amorcera une nouvelle vie en pleine forme pour réaliser tout ce qu'elle ne pouvait pas faire lorsque ses responsabilités professionnelles exigeaient sa présence de jour et de soir. Danielle Larivière-Marcoux précise: «Je pars avec une très grande satisfaction, la Caisse est en pleine croissance», reprend Mme Marcoux. Entre le 19 décembre 2008 et le mois de mars 2009, la directrice générale de la Caisse profitera de ses semaines de vacances accumulées avant de prendre vraiment sa retraite. Entre temps, un comité de sélection est déjà au travail pour recruter un ou une successeur(e) au poste de d.g. de cette importante Caisse dont le volume d’affaires est de plus de 550 millions $.
Intégration réussieLa fusion de trois caisses populaires issues des milieux paroissiaux de Verdun, soit Notre-Dame-de-Lourdes, Notre-Dame-de-la-Garde et Verdun, ne s’est pas faite sans heurt parmi les dirigeants et les sociétaires. Il fallait développer une nouvelle culture de travail tout en ménageant les susceptibilités de tous et chacun. Répondant aux exigences pour diriger une caisse de cette envergure, Danielle Larivière-Marcoux a pris les commandes de la Caisse populaire Desjardins de Verdun le 26 novembre 2004. Dès son arrivée, cette femme d’expérience a été emballée par «l’ouverture des gens de Verdun qui s’entraident beaucoup et qui ont une volonté de développement». Évoquant les noms d’Alain Laroche, commissaire au développement local, André Desmarais, président de la Promenade-Wellington et Johnny Migliara, promoteur du projet Sommet de la Rive, Danielle Larivière-Marcoux est confiante dans l’avenir de Verdun.
Sous la gouverne de Danielle Larivière-Marcoux, la Caisse a entrepris un virage qui s’est soldé avec la relocalisation salutaire de locaux au coin des rues Galt et Wellington et la conversion en centre automatisé de l’ancienne Caisse Notre-Dame-de-la-Garde; une navette gratuite permet aux sociétaires de se rendre au siège social de la rue de Verdun. En outre, les conseillers de la Caisse se déplacent pour aller rencontrer les sociétaires chez eux.
@ST :Changer l’image
«On a fait des changements au niveau des ressources humaines, on a revu notre organisation du travail et on a réussi à enregistrer une croissance de plus de 40 millions $», mentionne la directrice générale qui s’empresse de dire que «la Caisse a versé 6 millions $ en ristournes et 275 000$ en dons à différents organismes communautaires depuis trois ans». L’institution réunit des employés compétents et des dirigeants engagés dans leur milieu, comme Claude Chapdelaine, président du conseil d’administration de la Caisse.
Divers projets ont aussi contribué à modifier l’image de la Caisse dans la communauté, qu’on pense aux investissements dans le réaménagement de trois cours d’école (La Garde, Chanoine Joseph-Théorêt et N.-D.-de-Lourdes), au programme du Bureau vert pour l’environnement, au soutien du comptoir alimentaire L’Essentiel avec l’achat d’un camion, au projet pour les personnes âgées et à la préparation de 12 jeunes à l’emploi avec le Carrefour Jeunesse. Le défi est de couvrir tous les types de milieu et de devenir la Caisse choisie par les gens du milieu.
Pour Danielle Larivière-Marcoux, Verdun était la 26ième escale d’un périple où elle a occupé une multitude de fonctions au sein du Mouvement Desjardins. Accédant au poste de conseillère au service des particuliers en 1989, et depuis 1994 à des postes de direction dont celui de directrice de centre financier aux entreprises, Mme Larivière-Marcoux a deux enfants. Ainsi, c’est en famille avec son conjoint qu’on s’est consulté sur des engagements professionnels aussi exigeants que la direction d’une Caisse importante comme celle de Verdun. Pour elle la retraite, c’est le retour à l’individualité, à la vie de couple, aux intérêts communs.
En terminant l’entrevue, Danielle Larivière-Marcoux a tenu à remercier chaleureusement le personnel de la caisse, les dirigeants, les membres et la population Verdunoise pour leur accueil à son égard. Affirmant qu’elle gardera un souvenir agréable de son passage dans Verdun, Mme Larivière-Marcoux a souligné «la confiance et la coopération des gens d’ici dans tous les projets mis en place au cours des quatre dernières années».


