Ces patients ou anciens patients talentueux du Centre Douglas, ont offert aux yeux du public des œuvres d'art ayant pour thème Les sports dans la vie. Les spectateurs, dont le maire de Verdun, Claude Trudel, ont contribué à la reconnaissance sociale ressentie par les exposants. Il s'agit d'un pas important vers la confiance en soi et le rétablissement.
Comme l'explique Luce Garcia, responsable de l'atelier de peintures et cartes, les expositions permettent aux patients d'être accompagnés et encouragés par leur famille, par les gens du Centre Wellington et de l'hôpital, ainsi que par le public qui ne les connait pas encore.
Financé par l'hôpital Douglas, le Centre Wellington offre des cours et des ateliers aux personnes souffrant ou ayant récemment souffert de problèmes mentaux ou filant tout simplement un mauvais coton. Peinture, artisanat, céramique, bricolage, ébénisterie et autres sont au rendez-vous.
Mme Garcia révèle que l'art concourt à l'insertion ou à la réinsertion des patients dans la société. Mary Diane Shorten Gagnon suit des cours et travaille au Centre Wellington. Pour elle, la peinture est un moyen d'exprimer ses émotions puisqu'elle trouve ardu de le faire autrement: «La peinture est un cadeau : on peut faire ce que l'on veut avec les formes et les couleurs. Quand on est dans un mauvais état d'esprit, on peut utiliser du gris, du noir et du blanc. Quand on est joyeux, on peut se tourner vers le rouge, le bleu et le jaune.»
Mme Garcia comprend comment les patients peuvent exploiter l'art pour amoindrir leurs maux, mais elle ne les voit pas comme des malades pour autant. «Je trouve très important de leur offrir la chance de faire de l'art. Ils ont beaucoup de talent; je les considère comme des artistes.»
Josée Robillard, une autre artiste provenant de l'Institut Douglas et s'exerçant au Centre Wellington, est heureuse d'avoir eu l'occasion de découvrir une passion. «Au centre, ils ont commencé par me donner des choses facile; je faisais de la reproduction. Ils m'ont ensuite demandé de peindre quelque chose de nouveau. J'ai fait une toile et c'est comme ça que j'ai commencé. C'est valorisant et ça me donne plus confiance en moi.»
Le Centre Wellington propose d'autres projets ayant pour objectif le bien-être de ses membres. Le 12 février dernier, une exposition collective a eu lieu à la Place des Arts. 100 patients du Centre Wellington associé à trois autres hôpitaux étalaient leurs œuvres au grand jour. Dans les mois de mai et juin, d'autres expositions sont au programme, dont une soirée comprenant aussi de la poésie. Mme Garcia constate que ce genre d'événement valorise et encourage ces artistes. «Ils sentent qu'ils travaillent pour quelque chose et que leurs œuvres ne restent pas juste sur les tablettes.»


